PELERINAGE A LA SOURCE DE LA VIE

par Marc-Alain DESCAMPS

Il y a en nous quelque chose qui attend dans le silence. 
L'important est de le savoir ; alors on peut se mettre en marche pour le trouver. 
Son nom n'a que peu d'importance ; les mots ne sont que des mots, autre est le vécu. Et il est étrange.

Au fond de nous, il y a quelque chose d'étrange. 
C'est l'innommable, parfois l'inexprimable, difficile à décrire. 
Mais il ne nous est pas pour autant étranger, au contraire il nous constitue et se trouve dans notre intimité.
Comme tout ce qui appartient à la sphère de l'intime, il n'est pas facile d'en parler et de le partager.

Et cela est au fond, dans le fond, tout au fond, 
Le problème est justement d'aller jusqu'au fond des choses.
En général nous glissons à la surface des choses, des événements et des êtres, sans pouvoir rien apprécier. Nous sommes légers et superficiels. 
Nous fonctionnons souvent de façon si mentale, si intellectuelle, si verbale même ! 
Le fond est loin et bien caché : des couches et des couches se superposent. 
Il est recouvert par toutes nos préoccupations, nos distractions et nos divertissements. 
Notre attention, hélas, est ailleurs, vers quelque chose de futile et de bien plus attrayant ou vers nos soucis du jour.

Au fond est un abîme mystérieux qui n'a rien à voir avec l'espace, les mots, le temps et les idées. 
Cet abîme mystérieux du fond est fait de quoi ? Difficile à dire. 
On sent simplement que là est sa place, à jamais et pour toujours. 
C'est l'état non-mental, la pensée non-duelle. On sent que l'on peut s'y abîmer avec délice, s'y fondre tout entier dans un océan de béatitude.
Le "Je" s'y noie dans la Joie douce et parfaite, à moins qu'il ne se consume dans le feu ardent de l'Amour, qui n'est pas autre que la Conscience lumineuse.

Il nous reste alors à engager le pèlerinage intérieur.


LE PELERINAGE VERS LA SOURCE DE LA VIE

L'APPEL - Le premier stade est celui de l'appel. Celui qui a entendu un appel, une ou plusieurs fois, est attiré par cette voix. Les plaisirs de ce monde (et même la télévision qui est faite pour cela) ne lui suffisent plus. Il n'est pas satisfait. Il a comme le souvenir d'un bien perdu. Il a la nostalgie de la pureté, de l'absolu, de la vraie vie. La vocation de l'intériorité commence par cet appel (vocare, c'est donner de la voix). Cela peut être "Où vas-tu mon fils ? Shaul, Shaul pourquoi me persécutes-tu ? Que fais-tu de ta vie ?" Désormais l'apparence n'est plus qu'une apparence, quelque chose est caché derrière et l'on veut absolument le trouver. L'appel vient de loin et pourtant il est tout proche, plus proche de soi que sa veine jugulaire. Mais cet appel n'est bien entendu qu'avec son cœur, pas seulement avec son oreille ou son cerveau, en effet il engage l'homme tout entier. Alors l'on sait, de science certaine, qu'il existe un autre monde, d'autres espaces et que l'espace intérieur est plus grand que l'extérieur.

Cette expérience de la vie, beaucoup l'ont faite (en plus ou en moins) et ont eu l'occasion de m'en parler. Un jour on se sent privé de vie et l'on accomplit mécaniquement ses activités habituelles. On est ailleurs. La pression de la vie est tombée et l'on est en pleine dépression. La vraie vie est à côté, on le sait ou on le pressent, mais on ne peut pas le vivre. Alors on va voir les autres vivre, on essaie de hurler avec les loups ou bêler avec les moutons, on fait semblant. La vie domestique peut paraître routinière, intolérable et l'on ne s'y résigne plus. Parfois aussi on peut rencontrer un être d'exception, surabondant de vie, on l'admire, on l'envie et l'on ressent son appel. Cet appel peut d'ailleurs rester non-verbal : il est un exemple et présente une manière autre de vivre. Il ne dit rien, mais on le sent autre et on se sent meilleurs près de lui.

SE LEVER A L'INTERIEUR - Au fond cet appel est toujours le même : "Lève-toi et marche !". Le résultat est de se redresser et de se mettre debout. Désormais on est aux aguets : quelque chose est là et tout devient possible. On ne peut plus rester planté là. La réponse à l'appel est toujours une exigence. Le même n'est plus possible. La vraie vie est ailleurs. On est prêt à la rencontrer et on l'attend. Il ne faut plus s'avachir et se vautrer comme un animal repus qui n'a d'autre but que digérer ce qu'il a ingéré. Être debout sur ses deux pattes dans la position bipède est une position instable, mais qui permet d'avancer. Lorsqu'on a vocation d'éternité, il est possible d'aller à la rencontre de soi-même. L'itinéraire du dedans se reconnaît à sa dimension de profondeur.
"Mon Bien-Aimé m'a appelé et m'a dit : "Lève-toi, mon amie, ma belle, viens, car voici l'hiver est passé" et l'âme du Cantique des Cantiques se met debout à l'appel de l'amour. Il faut retrouver sa verticalité originelle : l'homme est l'être dressé qui avance sur ses deux pieds dans un état de totale disponibilité.

SE METTRE EN MARCHE - Alors on se met en marche et on avance sur un itinéraire qui se déroule, au lieu de rester sur place à végéter comme un légume. Cet ailleurs est un au-delà qui nous dépasse toujours. L'ailleurs c'est toujours l'étrange, le tout-autre. Le regard fixé sur cet au-delà fait regarder au loin. Cet appel du parfait, du stable et de l'éternel risque de mener loin. Avoir le regard des lointains est ce qui conduit à se dépasser sans cesse. C'est bien ce que l'on nomme "horizon". L'horizon est le lieu de l'aurore, mais il se déplace sans cesse. Personne ne peut atteindre l'horizon, car il avance avec soi. Il y a toujours un autre horizon là-bas, là où le ciel et la terre se rejoignent. Et il suffit de regarder au loin pour en créer un autre, nouveau. Seul l'homme a un horizon, l'animal cherche sa nourriture à ses pieds le regard baissé. Vers l'ailleurs, l'au-delà, l'horizon, tout déplacement dans l'intériorité est une transformation. L'homme qui entend l'appel savoure une joie très secrète et se met en marche vers son amour.

L'ERRANT ET LE VAGABOND - Mais souvent, les premiers temps de cette recherche ne sont qu'une longue errance. On ne sait où aller et l'on part à droite et à gauche, en zig-zag, comme une paramécie dans une goutte d'eau, animée par le seul mouvement brownien. Quand on ne sait pas où l'on va, on reste soumis aux forces de son inconscient. On est comme ce fétu d'herbe dans le désert poussé par un vent impétueux qui ne s'arrête jamais. Certains humains de la même manière sont poussés par un fantasme intérieur et ne peuvent pas rester en place. Ils sont toujours persuadés qu'ailleurs cela ira mieux et ils oublient qu'où ils aillent, ils s'amènent avec eux et que par conséquent rien ne change. L'errance dans la vie est une période d'incertitude et de désarroi où l'on est en plein marasme. On a lâché les rênes et l'on suit, ne sachant où aller, comme un papillon qui va de fleur en fleur. On est un vagabond spirituel, le papillon du merveilleux. L'on court de maître en maître sans jamais s'engager, sans jamais décider, en voulant à la fois le contraire et son opposé. Pour s'en sortir, il faut passer par le désert.

LE DESERT - La marche vers la terre promise ne peut pas éviter le désert. Ces quarante ans d'errance dans le désert du Néguev ont forgé le peuple d'Israël et l'ont purifié de l'Egypte. Le désert de la vie intérieure est le pays du sec et de l'aride, le pays brûlant de la soif. Là se ressentent plus péniblement la monotonie, la banalité du quotidien, la désespérance et le doute. "Suis-je bien engagé, est-ce que je ne fais pas fausse route ?". Le désert est le pays du vide, de la nudité et de la solitude. Perdu dans l'immensité du désert, on se plaint et gémit : "Où se trouve ma source ? Existe-t-elle quelque part ? Comment y parvenir ? Où diriger mes pas ?". Le désert est le monde du sec et de l'aride, le pays brûlant de la soif. Le plus terrorisant est de découvrir un jour que l'on est déjà passé par là et donc que l'on tourne en rond : "Je n'avance pas, je suis la caravane perdue". Combien de pèlerins partis de bon matin ne sont arrivés nulle part et tournent en rond perdus dans le désert ! Le désert est aussi le lieu des tentations et la pire des tentation, après l'orgueil et la peur est celle de l'indignité : "Je ne suis pas digne d'entrer dans le pays merveilleux de la vraie vie. Ce n'est pas pour moi, je suis perdu !". D'ailleurs le pèlerin est toujours seul au début de son voyage. Mais le désert est encore le monde du silence où l'on entend bien souvent ce qui est subtil et ténu. Une voix alors se fait entendre, de plus en plus forte, c'est la vox qui crie dans le désert : "Vox clamans in deserto". Mais cette voix se fait entendre à l'intérieur de soi, inutile d'aller avec une agence de tourisme dans un "désert de sable" écouter un bavard faire ses trois conférences par jour.

LA FORET – Mais tout le monde ne vit pas dans un désert, certaines âmes vivent dans l'obscurité de la forêt vierge. Elles ne voient pas le ciel, ni leur chemin. Elles sont encombrées, encombrées de biens, de gens, de désirs et de liens. Attachées et ligotées, elles voudraient se déplacer, mais elles ne le peuvent pas. Un chien, un chat ou un perroquet les retient. Elles sont trop occupées et elles n'ont plus le temps. Le temps étant perdu, pour elles, elles perdent leur temps. Les obstacles sont si nombreux qu'elles n'ont plus d'horizon. Perdues dans la profondeur de la forêt épaisse, elles ne voient même pas les étoiles et ne peuvent pas trouver leur voie. Il faut qu'elles commencent par se désencombrer et parfois c'est la vie qui s'en charge. Le grand vide est une voie de libération.

LA VOIE – Dans le désert, le sentier est précieux. Soudain des traces de pas apparaissent. D'autres sont passés par là, s'ils ont réussi pourquoi ne réussirais-je pas à trouver ma source ? Ils ont laissé des traces et je n'ai plus qu'à mettre mes pieds dans les traces de leurs pas. Je ne suis plus seul et perdu dans l'immensité du désert de la soif. La voie est tracée et je n'ai plus qu'à la suivre. Mais la route est longue et je voudrais déjà être au but. Quelle joie d'entendre la Parole qui dit : "Je suis le chemin et la Voie, celui qui me parcourt ne tombera pas dans le précipice". Encore faut-il reconnaître cette Parole. " Lorsque l'homme ordinaire entend parler de la Voie, il éclate de rire et se moque. Lorsque l'homme moyen entend parler de la Voie, il l'écoute et puis l'oublie. Lorsque l'homme supérieur entend parler de la voie, il la suit et ne la quitte plus. Et s'il n'en était pas ainsi, la Voie ne serait pas la Voie". Ceci est toujours aussi vrai aujourd'hui qu'il y a cinq mille ans au temps de Lao-Tseu.

LE GUIDE – Quand on est sur la voie, on finit par rencontrer un guide. Le guide est celui qui est devant, qui me précède d'un ou plusieurs mètres. Il est impensable d'entrer dans la forêt vierge ou le désert sans guide, car l'on risque de n'en jamais sortir. Il en est de même pour la haute montagne. Grâce à un guide expérimenté d'alpinisme, il devient possible de faire encorder des ascensions qui seraient impossibles seul. De même dans la vie spirituelle, on ne chemine pas seul, ou alors on s'en remet à son ego. Le guide est un frère aîné, qui est déjà passé par là. Certains peuvent aider sans même s'en rendre compte, d'autres reviennent sur leurs pas pour aider les Pèlerins égarés. Dans le domaine de la vie spirituelle la discrétion est de rigueur et l'on n'apprend pas à méditer seul. On a besoin d'un accompagnateur, d'un coach comme l'entraîneur sportif. Parfois le guide peut donner une initiation et faire un bout de chemin, parfois comme dans la méditation, après l'initiation, il donne la méthode et surveille les écarts, remettant sans cesse sur le droit chemin. Souvent il conduit à un autre guide, qui fait franchir une nouvelle étape, mais le malheur est que le bon guide est discret et ne fait pas de publicité pour trouver des disciples. Alors la foule est attirée par la foule et préfère aller dans les grands rassemblements où les célébrités du moment s'avancent, précédées et entourées de roulement de tambours comme à la parade de la foire. Mais si un aveugle guide un autre aveugle, ils finiront par tomber tous les deux dans le précipice. Combien cela se voit actuellement avec le danger des sectes.

LE PELERIN – Le véritable guide est celui qui donne le sens du sacré. Alors le vagabond devient un pèlerin. Autrefois c'était celui qui avançait à travers champs (peregrinus). Puis vers 1150 celui qui pérégrine a trouvé ses attributs : le bourdon, la coquille et la pèlerine, cette cape qui protège de la pluie avec son collet sur les épaules et son capuchon. Et grâce à elle, il est devenu le pèlerin. Mais la pluie du matin n'effraie pas le pèlerin et de partout en Europe se sont levés les pèlerins pour Jérusalem, Rome, Saint Jacques de Compostelle, le Mont Saint-Michel, Rocamadour, etc… Il en est de même aux Indes pour les sadhous qui relient les 51 lieux sacrés. Le pèlerin sait où il va et il a un plan de route. Il accomplit le voyage fabuleux qui le conduit au centre de lui-même : le sacré n'est pas en un endroit extérieur, il est en soi, dans le fond le plus abyssal de son être.
La vraie rencontre est dans l'intériorité cachée, dans les collines, les vallées, le long des torrents et de fleuves cheminent ceux qui vont dans le secret d'une rencontre. Leur sourire discret cache leur mystérieux secret, ils sont les pèlerins de l'Absolu. Ce sont les "hommes de brume" d'Héraclite ou "les nobles voyageurs" de Milosz, c'est-à-dire les éternels voyageurs de l'immensité du dedans. Le Yogi aux jambes repliées est le voyageur immobile qui va le plus loin, jusqu'au bout de lui-même.

L'ESCALADE DE LA MONTAGNE – Régulièrement, le sentier monte car la Source de Vie se trouve sur une montagne d'accès difficile. Il faut monter dans la vie pour ne pas descendre et cela demande un effort. Le plus terrible est que lorsqu'on a réussi à grimper au sommet de cette montagne, l'on s'aperçoit que ce n'était qu'une colline. L'horizon s'élargit et l'on découvre qu'il y en a une autre plus haute par derrière, que la montagne est dure et qu'il et pénible de monter. Le souffle manque et le vertige gagne. Bientôt les monts deviennent si hauts que le sommet devient invisible. On risque alors d'oublier le but de son voyage et de se contenter de sa modeste réussite. Comme au rocher de Sigirya au Shri Lanka, à chaque pallier des grappes de pèlerins sont fixées, collées à la paroi, soit par peur, soit parce qu'ils ne veulent pas regarder plus haut ou bien sont persuadés d'être arrivés au sommet. Mais le pic suprême, qui se voyait de loin, et déformait caché par la hauteur précédente. Seul le bon guide de montagne, qui est allé au sommet t qui peut y revenir à volonté, est capable de dire à quelle hauteur on se trouve, puis d'aider à l'ultime effort. Il évite la chute et l'accident, indique la voie, donne le courage et transmet la force.

LA SOURCE – Alors se dévoile la Source de Vie, Celle qui a jailli du rocher. La Puissance a changé le roc en source d'eau, la terre brûlée se transforme en étang et le pays de la soif devient le domaine de vie. Le désert enfin se désaltère et reçoit l'eau vive, l'eau vivifiante. La terre brûlante est rafraîchie par le torrent qui dévale de la montagne. L'eau vive est une eau qui chante et pas une eau dormante et traîtresse. L'eau vivifiante est une eau pure et limpide qui donne la vie. C'est aussi une eau "d'une extraordinaire beauté, aussi claire que si elle avait traversé du cristal" comme l'a vue Gide dans Les Nourritures Terrestres. Le cristal est l'état de la matière où les molécules disposées en ordre avec symétrie, deviennent diaphanes et se laissent traverser par la lumière. Aussi donne-t-il l'ordre, l'équilibre et l'harmonie. L'eau de roche est une source inépuisable de vie et la fontaine toujours jaillissante et intarissable. Le secret est que l'eau qui donne la vie, ne demande rien d'autre, car "La source a soif d'être bue" comme l'écrivait Irénée de Lyon. La vie est pur don généreux et la Source de Vie est dans la vie de la vie. Une source inépuisable de grâce se trouve au fond de nous et n'attend que d'être découverte.

LA LUMIERE – A cette hauteur, on se retrouve en pleine lumière. Lorsque le voile est retiré, la lumière monte vers la lumière et c'est lumière sur lumière. "Ô ! éternel solstice, ô ! Lumière sans déclin" écrit Bernard de Clairvaux. A cet instant, on entre dans l'Amour pour ne plus jamais en sortir. La conversion du cœur s'accomplit et le dedans diffuse une lumière qui transfigure l'être. Mais il faut qu'ait été gravie la montagne dont le sommet est dans la nuée lumineuse. Elle se trouve dans le pays de la lumière, là où il pleut de la lumière, le Nouristan (nour=lumière) et tous les Lutz-Saint Sauveur. Sur le plan subtil, elle correspond à la Colonne de Gloire qui s'élève de la terre et où se retrouvent toutes les parcelles de lumière, emprisonnées dans la matière, qui remontent à leur source.
Mais elle brille aussi au fond de nous-mêmes avec le Soleil des âmes. Le choc de l'illumination déclenche l'extase. C'est l'instant merveilleux où l'être émerge à la lumière de la vision : ce soleil des esprits est la Lumière de lumière. "Ta lumière m'environne et elle me donne la vie" écrit Siméon le Nouveau Théologien.

LA PRESENCE RADIEUSE – Cette lumière est habitée et elle rayonne de vie. C'est la fin de la solitude. La Présence est là pour toujours et elle était déjà là de toute éternité en esprit et en vérité.

La Parole nous dit alors :
"Je suis chemin à toi qui me voyages,
"Je suis porte à toi qui me frappes,
"Je suis miroir à toi qui m'aperçois,
"Je suis Lumière à toi qui me contemples".


Ce voyage est celui de la vie et dure tant qu'il y a de la vie.
Il faut toute une vie pour apprendre à vivre et chacun quitte la vie avec le sentiment qu'il vient à peine de naître. Les Vivants vivent dans la jubilation d'être en vie dans la Vie. C'est un immense courant dont nous faisons partie, même si nous ne nous en rendons pas compte. Il vient de si loin et il transporte tous les êtres dans ses flots. Alors on entre en contact avec la Puissance de la vie qui donne la force de vivre. Tout est renouvelé et comme re-enchanté, la vie retrouve sa saveur et il fait bon vivre. Il ne sert de rien de demander d'aimer la vie et de la trouver belle, si on ne lui est pas connecté de l'intérieur. Pour cela il faut se sortir des mots pour entrer au fond de soi, c'est au plus profond de son intimité que se situe ce courant de vie.

La vie n'est pas quelque chose de superflu et de superfétatoire.
La vie est ce Grand Courant d'une extraordinaire simplicité, au-delà des mots, qui coule au fond de nous.
La Source de Vie est à la source de notre être.

Marc-Alain Descamps