Écrire à Marc-Alain



webmaster

 

 

 


                      
Plaidoyer pour l’imaginaire
(de Lacan au Rêve-éveillé)

par Marc-Alain DESCAMPS

Université de Paris V.

Le réveil de l’imagination


Il convient de défendre l’imagination et l’imaginaire car on en a souvent une opinion négative. Il y a une tradition classique et ancienne de méfiance envers l’imagination. Bien des philosophes s’en sont méfiés et tout le courant intellectualiste et rationaliste a toujours eu une conception négative de l’imagination..
Malebranche la nommait déjà ‘la folle du logis”. Et Pascal qualifie ainsi “cette partie décevante dans l’homme, cette maîtresse d’erreur et de fausseté et d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours ... Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu’il ne faut, s’il y a au dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra” (Pensées, 11, 82).
Puis pour toute la psycho-logie a suivi depuis le départ. Dans la première position sensualiste l’image n’est que le retour affaibli d’une sensation et 1’imagi-naire le reflet déformé du monde sensible. En 187O Taine définit l’image comme “une sensation atténuée”. De même pour les associationnistes l’image est une sensation appauvrie qui commence à se schématiser et Freud reste l’héritier de cette psychologie du sens commun. Le mot grec fantasia (fantasia) pour 1’ima-gination ne leur évoque que des fantaisies, charmantes certes mais puériles.
L’image est toujours tenue dans ce point de vue réprobateur comme dange-reuse et fascinante, à l’instar de la tête de Méduse. C’est elle qui nous regarde et devient un dompte-regard, comme le célèbre tableau de Lacan sur “l’Origine du monde”. “Nous verrions volontiers dans cette sorte d’intoxication par l’image une marque de la levée du refoulement, opérée à un niveau d’autant plus efficace que nous sommes ici dans 1’infra-verbal ... L’absence de mots, le silence du tableau comme celui de l’analyste incite à la régression dans un monde de représentations où règnent les processus primaires” (Sophie de Mijolla-Mellor, 2000).


La révolution vis-à-vis de l’imagination va être produite par les progrès de la science, l’invention des techniques, la reconnaissance de la valeur de l’art et l’apparition de la psychologie et de la psychanalyse.
C’est le renoncement de Freud à la neurotica qui lui fera découvrir le fantasme et l’ordre de réalité de l’imaginaire. Le fantasme, s’il n’est pas exact sur le plan du réel extérieur, a sa propre réalité intérieure. Il n’est pas irréel puisqu’il unit sur une image des affects, des pulsions et des projets. Le rêve aussi nous trompe en ce qu’on n’est pas ainsi dans la vie réelle, mais il est un vrai rêve qui nous montre réellement ce qui se passe sur l’autre scène. Il permet ainsi d’explorer l’indicible auquel ni le moi ni le conscient n’ont accès.
En mathématique les nombres imaginaires (comme “i” égale racine carrée de moins 2), en tant que variante des nombres complexes, ont la même positivité et utilité. D’ailleurs une réflexion sur leur nature fait comprendre rapidement que toutes les mathématiques sont de l’ordre de l’imaginaire et n’ont aucune existence réelle. Personne n’a pu voir un point (qui n’a pas de surface), une droite (qui est infinie) ou une circonférence (à la place on ne peut voir qu’une grossière couronne), etc.


Quant au “Musée imaginaire”, Malraux lui a donné ses lettres de noblesse et depuis il s’est multiplié en passant du livre et de la photographie à la télévision et au CDRom.
Depuis peu l’image prend la place de la lettre dans la direction de la civili-sation et la “constellation Marconi” succède à la “galaxie Gutenberg”. Les consoles et autres machines à images ont remplacé le texte.
Finalement tout ce qui existe a d’abord été imaginé par un homme (ou des femmes) depuis la Cité interdite jusqu’à la Tour Eiffel. L’imaginaire est la source de tous les arts, des lettres, des sciences et des techniques.
Et l’on se rend compte que toutes les innovations sociales ont d’abord été des Utopies ou constructions imaginaires.
Aussi Keats écrira en 1817 sa “Lettre sur l’authenticité de l’imagination” comme Giraudoux “Splendeur de l’imagination”.
L’imaginaire commence à devenir le double réel de la réalité avant qu’ad-vienne par la suite le sur-réel.


Alors on commence à distinguer trois sortes d’imagination:

1. L’ imagination reproductrice ou la possibilité de voir en images. Elle forme des images qui ne sont pas des souvenirs ni des idées en ce qu’elles sont non-datées, figurées, singulières, concrètes et sensibles.
2. L’imagination active ou la fonction irréalisante de la conscience par laquelle l’homme a le pouvoir de penser le non-réel. Il décide de donner de l’existence à ce qui n’existe pas (de la Chimère à l’Utopie).
3. L’imagination créatrice est la fonction d’innovation et d’invention. Elle peut devenir une imagination sans image comme lorsqu’il faut imaginer un nouveau matériau (colle, plastique, plasma, moteur) ou un nouveau modèle calculé plus que vu.
Ainsi cette même imagination peut former 1’image d’une brosse à dent, réveiller la Belle au Bois Dormant et inventer le calcul tensoriel ou les espaces à N dimensions.


Et pour certains l’imagination se révèle être une fonction de connaissance suprasensible, qui permet de voir le sur-réel, grâce à l’imaginaire. Ainsi G. Bachelard écrit: “Grâce à l’imaginaire, l’imagination est essentiellement ouverte, évasive. Elle est dans le psychisme humain l’expérience même de l’ouverture, l’expérience même de la nouveauté” (L’air et les songes, p. 7). Et nous ajouterions volontiers « a racine de la liberté”. Elle a sans doute une force régressive et transgressive, mais aussi progressive et constructive.
Mais alors quel est cet imaginaire qui s’ajoute aux images et à l’imagination ?
Il convient de l’étudier d’abord chez Lacan, puis dans le rêve-éveillé.

 

L’imaginaire selon Lacan


“L’imaginaire”, tel que le conçoit Lacan, a partie liée dans un ensemble avec le réel et le symbolique sur un rapport (RSI/SIR) tel que chacun ne peut exister sans les deux autres, comme dans le noeud borroméen des trois cercles emboîtés.
L’imaginaire est toujours défini comme le registre du leurre et de 1’identifi-cation. Et il est à entendre à partir de l’image. Dans le moi il engendre la fonction de méconnaissance (celle de l’Autre sur l’Un), dans la relation intersubjective il introduit l’écran de la projection, (celle de l’Un sur l’Autre). Il y a mécon-naissance de tout être quant à la vérité de son être et aliénation à sa propre image par le miroir de Narcisse. Tout débute donc par ce stade du miroir qui met fin au fantasme du corps morcelé; l’enfant se reconnaît pour la première fois, mais comme autre par aliénation à son image. L’assomption triomphante de l’image avec la mimique jubilatoire qui l’accompagne conduit à l’identification spécu-laire après repérage de l’inexistence de l’image derrière le miroir. La relation spéculaire a une position dominante dans la formation du moi, qui est donc une fonction de méconnaissance. Il y a capture du moi par une image. Le moi devient le palais des mirages, une perspective en enfilade, menant aux mirages imagi-naires du narcissisme. Il y a toujours captation identificatrice par l’image. Dans l’image gît donc une tendance au suicide, visible dans le mythe de Narcisse.
Et dans la cure ceci se rejoue: le sujet parle sans cesse d’un être qui lui ressemble à s’y méprendre, d’un être qu’il a cru être mais qui n’est que le produit de son imaginaire. Heureusement l’analyste ne l’y suit pas et lui révèle sa béance car l’imaginaire lui cachait son incomplétude. En effet, pour Lacan, l’imaginaire engendre la dénégation (Verneinung) et interdit l’accès à son propre désir.


Dans cette relation dialectique à trois, le Réel est exigé de l’ordre de l’impos-sible (comme l’Objet ou la Chose das Ding, il tient la place de ce qu’était autrefois le Divin ou le Noumène). Il y a deux voies d’accès au réel, la mauvaise qui est l’imaginaire et la bonne qui est le Symbolique, (comme chez Platon la voie du Sophiste et celle du Philosophe). Si le réel est la jouissance, l’imaginaire c’est la castration.
Donc Lacan se tient à la conception négative et péjorative de l’imaginaire. Il est synonyme de : faux, illusoire, irréel, leurre, mirage, manque, discordance et associé aux illusions d’optique et aux mirages narcissiques. D’ailleurs bien souvent il emploie le mot “imaginaire” pour ce qui n’est pas des images, mais des systèmes de croyances, des idées approximatives, des opinions inadéquates, des notions vagues ou des concepts faux. Pourtant Lacan écrit: “Sans doute l’imaginaire n’est pas l’illusoire et donne-t-il matière à l’idée”. Mais si le Verbe écrase le Voir et en est sa vérité, l’imaginaire n’a de valeur qu’en tant qu’il accède au symbolique, “la structuration symbolique disjoint l’imaginaire du réel”.
Et le système lacanien garde sa cohérence en repoussant à la fois l’imagi-naire, la régression, l’archaïque, ‘l’ analyse des enfants”, Mélanie Klein, la mère et le féminin (toujours au Nom du Père), car tout est lié, forcément.
- Pour Mélanie Klein il opposera toujours sa propre assomption jubilative et triomphante à sa position dépressive. Les stades pré-oedipiens sont, pour lui, analytiquement impensables comme le montre l’oeuvre trébuchante de M. Klein et son insouci. Le mythe kleinien est d’avoir voulu substituer le corps de la mère à la place du das Ding. Et Lacan exprime son refus de dépasser l’œdipe en utilisant une image de rêve-éveillé: “L’analyse pré-oedipienne résume cette débandade du collier où c’est au-devant des perles qu’on jette les pourceaux” (Ecrits, p. 464). Ce qui n’est pas peu dire.
- Le remède est pire que le mal lorsque l’enfant, nommé par sa mère, s’insère dans un monde imaginaire en exauçant le désir de l’autre et en devenant son phallus. Alors face au phallus la femme se voue à l’imaginer en faisant semblant de l’être (la mascarade féminine) et l’homme de l’avoir (le comique viril). Le père imaginaire est l’image paternelle née du discours de la mère. Dans le symbolisme de l’entre-deux ne faut-il pas aller jusqu’au macaroni? L’illusion vient par la voie d’une béance spécifique. Il y a une impossibilité au réel de réduire le trou dont il est l’auteur puisqu’il l’ouvre à la mesure dont il tente de le réduire. Le macaroni est un trou avec quelque chose autour et le fait d’en rire ne change rien à ce qu’il est. Et de nouveau Lacan a recours à une image comme dernier argument: “Il ne faut pas s’offrir en pâture à une fellatio imaginaire, étrange substitut de la filatio symbolique”, ce serait donner sa langue au chat.
Le système de Lacan est donc un ensemble cohérent et redondant, dont l’imaginaire est la clé: si l’on a une conception négative et péjorative de 1’ ima-ginaire, alors on ne peut saisir la nature de l’enfant, de la femme et de l’archaïque et du Rêve-éveillé.


L’imaginaire du Rêve-éveillé


Le Rêve-éveillé (RE) utilise dans la cure analytique des moments de visua-lisation imaginative où les images qui ressortent de l’inconscient s’unissent dans des scénarios imaginaires et symboliques. Tout est là, cet imaginaire est plus symbolique qu’imaginaire. L’imaginaire du RE n’est pas l’imaginaire de Lacan. Mais déjà celui-ci se rapproche de ces autres images et le reconnaît lorsqu’il écrit que “les images sont déjà assujetties à un symbolisme inconscient” (E., p. 728). En RE la poussée en avant de l’imaginaire s’inscrit dans un cadre et un projet analytiques, comme l’écrit Nicole Fabre. Les images des RE sont d’un symbolisme tel que souvent le signifiant est apparent même pour le rêveur. On pourrait donc admettre que l’inconscient se sert des images pour dire ce qu’il veut taire ou ne peut pas dire. Et l’analyste rêve-éveillé avec son travail permanent sur le signifiant, fait passer au registre symbolique et permet au sujet d’advenir comme sujet désirant. Les images du RE sont prises aussitôt dans le processus de décryptage de la cure avec l’aide de l’analyste. Celui-ci en révèle le sens au patient dans la mesure de ses possibilités d’acceptation et d’évolution. Mors les incidences imaginaires s’ insèrent dans la chaîne symbolique ainsi que le dit Lacan “les incidences imaginaires ne livrent rien que d’inconsistant, sauf à être rapportées à la chaîne symbolique qui les lie et les oriente”. Le travail du psychanalyste RE se situe donc à la frange entre l’imaginaire et le symbolique. Il retrouve l’ordre symbolique dans la suite des images selon une chaîne signi-fiante autonome. Cela sans oublier que l’ordre symbolique n’est pas constitué par l’homme, mais le constitue tout entier.
Déjà Freud avait reconnu que “la pensée visuelle se rapproche davantage des processus inconscients que la pensée verbale et est plus ancienne que celle-ci” (Essais, p. 189). La psychosomatique a montré le lien entre l’image et le corps. Ce qui conforte ma conviction que l’image est bien la parole du corps. A condition de ne pas la stopper, mais de la faire évoluer et de la dynamiser comme en RE. “Dans la pratique analytique, cet aspect intemporel de l’image explique à la fois l’aspect précieux de la pensée visuelle, qui fournit des repères dans un matériel confus et animé par des affects violents, mal organisés, mais aussi son danger de réduction du processus évolutif de l’analyse” (Duparc, 1994). Mais notons qu’en substituant le terme de “pensée visuelle” à celui d’imaginaire, on reste dans cette optique intellectualiste, rationaliste et réductionniste. Nous voulons bien reconnaître avec tous les lacaniens l’aspect fascinant de l’image qui fixe l’esprit par son pouvoir quasi-hypnotique. L’expression populaire qui parle de personnes “scotchées à la télévision” le marque bien, mais surtout l’image envoûtante (ou fantasme) a ce pouvoir médusant. Or justement l’activité du RE se marque dans la mise en mouvement des images intérieures, leur séparation, désintrication et transformation. Tout est là, l’image mentale n’est plus fixe : grâce au RE elle retrouve vie et mouvement et devient un instrument de réparation et de libération.


Comme l’imagination, l’imaginaire se trouve triple:
- l’imaginaire est d’abord l’ensemble de toutes les images. Donc il y a un imaginaire individuel, qui participe à un imaginaire familial, ethnique, culturel et social. En ce que cet imaginaire collectif se structure il accède au registre symbolique de “lalangue”. Mais pour certains cela n’est pas suffisant et l’ima-ginaire est autre chose que “les images” ou l’imagination.
- l’imaginaire est de plus le lieu du non-physique. Il constitue “l’espace imaginaire” dont parle Sami-Ali. Il emplit cet espace intérieur dans lequel on apprend à se déplacer. il nous livre par l’univers de la culture l’accès à un surréel, en ce que Lacan déclare (après Hegel) que “le concept est la chose même”.
- enfin l’imaginaire devient le lieu de tous les possibles. Il est donc l’espace de liberté et d’innovation qui fonde la culture et les civilisations ou la collabo-ration de l’homme à l’ordre de l’univers.


Certains veulent aller beaucoup plus loin et considérer l’imaginaire non comme la fonction de l’irréel, mais du réel par excellence. Si l’irréel transforme le réel c’est qu’il est un surréel. Par lui on échappe au réel et au réalisable, défini comme le déjà-vu qui existe déjà, pour imaginer/inventer l’avenir, le monde futur sans modèle existant. Les machines à images et les machines à inventer repré-sentent déjà par le virtuel ce qui n’existe pas encore dans le réel. Seul l’imagi-naire contient ces mondes possibles qui vont remplacer l’existant actuel, dit le réel. Le référent change, l’image a le pas sur le dit “réel”, car elle est le réel de demain, comme l’ordinateur est déjà le réel d’aujourd’hui. Le RE va au-delà de la libre association en image, il est la thérapie par l ‘image symbolique. L’image du RE n’est pas de “l’imaginaire” elle est déjà du symbolique. Le fantasme est fixe et figé, les images retrouvées par le RE sont changeantes, mouvantes, vivantes. L’imaginaire nous libère de l’image fixe issue du perceptif pour ouvrir à l’espoir de la vie changeante. “Dans l’imagination visuelle du rêve-éveillé, le plaisir ne résulte pas d’une laborieuse reconstitution de la scène, mais de 1’émer-gence subtile de signifiants-clefs qui provoquent l’effet de sens (la technique) au service d’une tendance, c’est-à-dire la représentation d’un schéma d’action” (Widlocher, 1981). Le signifiant de l’autre scène est déjà dans l’image rêve-éveillé.
Nous ajoutons même que le RE ne reste pas au niveau du “registre imagi-naire” lacanien, puisqu’il permet d’accéder au symbolique universel. Au début d’une cure RE on travaille certes sur les images personnelles, mais après apparaissent des images d’un autre ordre qui n’appartiennent plus au seul rêveur. Ce que l’on retrouve accède à l’ordre du Mythe et c’est toute une mythologie personnelle qui va s’organiser ou se réorganiser.
De plus l’imaginaire apparaît comme l’essence de l’esprit. Il lui donne une force créante à partir de rien, c’est-à-dire donnant un début d’existence à ce qui n’est pas encore réel. Plus que l’idée, l’image est donc la semence du réel. Cet imaginaire permet l’émergence de la vérité de son être et c’est ce que chacun est en droit d’espérer d’une cure RE. Il mène à une surraison (“De même, lorsque le mathématicien Hadamard affirme que toute tentative pour visualiser nettement le chemin à parcourir ne peut qu’égarer et qu’il faut laisser la décision à l’inconscient, il ne prône pas une antiraison bien évidemment, mais une surraison, dégagée de ses entraves et qui rejoint l’imagination par ses racines inconscientes” (Sophie de Mijolla-Mellor, 2000).
Surtout il n’y a pas que la prise de sens d’images fascinantes, ce qui reste dans le classique schéma lacanien ou psychanalytique, il y a la force propre de certaines images et leur pouvoir thérapeutique. Cela est le “plus” et l’apport original du Rêve-éveillé en psychanalyse. Parmi les images des RE, nous distin-guons des Images/Forces dont l’action dans l’inconscient est réparatrice (Descamps, 1987). Les racines de l’imaginaire sont là et il faut les retrouver. Si c’est dans cette pensée originaire et archaïque que se nourrit l’imagination créatrice, peut-elle atteindre ce que Platon nommait “le mode des Formes” et Henri Corbin “l’Imaginal où le corporel devient esprit et le spirituel prend corps ? C’est ce qui semble se produire lorsque dans les scénarios RE de fin de cure on dépasse les images et les actions pour accéder à des états d’être répara-teurs et créatifs.

BIBLIOGRAPHIE
ALLOUCH, J. (1993). Freud et puis Lacan, Paris: éd. EPEL.
American Association of mental Imagery, (1980). Imagery, New-York, Plenum.
CORBIN, H. (1958). L’imagination créatrice dans le soufisme, Paris: Flammarion, p. 229.
DESCAMPS, M-A, (1987). Le statut de l’image, in Cahiers du Girep, 20,pp. 45-58.
DUPARC F. (1994). L’ arrêt sur image dans le contre-transfert, in RFP, 68.
Études Psychothérapiques, n046 L’imaginaire et l’enfant, Toulouse : éd. Privat.
Études Psychothérapiques, n076, L’imaginaire et le changement, Toulouse : éd. Privat.
FABRE Nicole. (2000). Inscrire l’imaginaire dans le processus analytique, in Cahiers du Girep, 38.
FREUDS. (1968). Essais de psychanalyse, Paris: Payot,p. 280.
JULIEN P. Le retour à Freud de]. Lacan. (1986), Toulouse : éd. Erès.
LACAN, Séminaire 1974-75, RSI.
LE GAUFEY, (1991), L’incomplétude du symbolique, Paris: éd. EPEL.
MIJOLLA-MELLOR S. de, Représentation artistique et processus analytique, in Journal des Psychologues, 182, nov. 2000.
Revue du Littoral, De S.I.R. n022, avril 1987.
SAMI-AL], (1974). L’espace imaginaire, Paris: Gallimard, p. 264.
SCHEIDERMAN S. (1986). JacquesLacan, maître zen ? Paris : P.UY.
WIDLOCHER, D. (1981). Le visuel et l’imaginaire, in Psychanalyse des arts de l’image, Paris: Clancier-Guénaud, p. 155-164.


Marc-Alain Descamps – Plea from Lacan‘s Imagery to the awakened dream
Summary: It is useless to object to Awakened-dream the position of Lacan on imaginary, because with the same word they dont speak of the same thing.
Key-words : Imaginary - Image - Creative imagination -Awakened-dream


www.europsy.org/marc-alain
© marc-alain@descamps.org