L'ENNEAGRAMME EST UN OUTIL DE PSYCHOLOGIE
INDISPENSABLE DANS UNE PROGRESSION SPIRITUELLE
MAIS COMME SES VULGARISATIONS ACTUELLES EN VIENNENT
A DES FORMATIONS EDULCOREES OU DES DEFORMATIONS
Marc-Alain Descamps présente ici sa source
L'ENNEAGRAMME  SACRE

PRESENTATION
 
1. Définition. L'énnéagramme est une typologie qui répartit l'humanité en neufs types divins, d'où son nom
(énnéa en Grec signifie 9 et gramma : figure, type, dessin).
C'est une partie de la Psychologie sacrée, qui détermine l'homme à partir de sa spiritualité et de ses
relations avec le monde du divin. Elle est donc originale et même unique et se différencie des si nombreuses
productions de la psychologie matérialiste, qui se dit scientifique ou marxiste.
L'Ennéagramme Sacré (appelé désormais ES) est une présentation de l'Ennéagramme, qui reste fidèle à son origine.

2. Origine et transmission. L'ES relate un évènement cosmique qui se serait produit à l'origine de notre
civilisation humaine. On le fait donc remonter à la civilisation de Sumer. Il se serait transmis à partir de cette
région de Babylone à Zoroastre, Pythagore et Platon. Pendant très longtemps cet enseignement était réservé
à des Initiés et il était donc uniquement oral, car il devait rester très secret. Puis il se perpétua chez les Soufis.
C'est là que Gurdjieff en eut connaissance, dans un monastère "Sarmoun" comme il dit, ou peut-être Nashbanqui.
Gurdjieff (1869-1949) structure et occidentalise l'ES. Il le rend plus systèmatique avec la correspondance
des idées, des passions, des vertus et des vices, etc. Il le lie au dessin symbolique avec l'abeille en son centre.
Mais il garde cet enseignement oral et secret. Il est transmis ensuite par Ouspensky, John C.Bonnet ou
Maurice Nicoll. Puis en 1940 Oscar Ichazo incorpora cet  instrument de connaissance de soi dans son
système de formation psychologique d' Arica. Claudio Naranjo, qui l'apprend à Big Sûr, l'utilise et l'enrichit.  
C'est ainsi qu'il vient à la connaissance de l'Eglise chrétienne. Les premiers à l'avoir christianisé et utilisé
systématiquement dans leur enseignement sont les Jésuites de l'Université catholique de Chicago (USA).
Comme les défauts ressemblent aux "péchés capitaux", on peut les assimiler et donner une présentation
moralisante et lié à la culpabilité de l'énnéagramme, pour essayer de le faire entrer dans la pensée chrétienne
et de le faire concorder avec les dogmes de la chute, du péché originel, de la rédemption ....  
Des formateurs en entreprise, comme Hélène Palmer ont pendant plus de vingt ans cherché à la faire connaitre et à le diffuser.
Charles Tart a vite ressenti tout ce qu'il avait de transpersonnel dans cet outil et a cherché à le relier à la
pensée d'Abraham Maslow et à le compléter.
Vers les années 1990 l'énnéagramme commence à être mieux connu et diffusé un peu partout aux USA et en Europe.
Puis il devient à la mode et  commence à s'affadir.

3. Les Présentations. Il n'y a donc plus maintenant un énnéagramme, mais des énnéagrammes qui se
différencient de plus en plus. Certains ont commencé par retirer les noms divins des neufs types. Puis on les
a remplacé par des numéros du type Un au type NEUF. Après d'autres psychologues leur ont trouvé d'autres
noms, ainsi La Mère divine est devenue "le gentil attentionné" !  
Comme l'ensemble paraît un peu court et un peu simple, on essaie de "l'expliquer" par un autre système
psychologique, comme les "trois cerveaux" de Mac Lean, les trois états du moi de l'Analyse transactionnelle
(A.T.), ou les types perceptifs de la P.N.L., etc. Parfois cela n'est pas dit explicitement et c'est un mélange
que l'on présente pour essayer "d'enrichir" l'ES. Mais bien entendu cela altère l'ES et cadre mal ou parfois le détériore.
Pourtant l'ES suffit à lui-même : il est certain que lorsqu'on rencontre quelqu'un de "typé" on peut prévoir
à l'avance ses choix et ses comportements et même parfois les paroles mêmes qu'il va prononcer en bien des occasions.
Enfin il existe des présentations chrétiennes comme celle du franciscain Ebert et du pasteur luthérien
Rohr qui écrivent : " Les sages de l'orient ont beaucoup à nous apprendre. Si nous les écoutons avec modestie
et humilité, au lieu de croire tout savoir d'avance et mieux qu'eux, eux aussi seront peut-être prêts à prendre
plus au sérieux le témoignage du Christ. Je crois que l'énnéagramme peut nous aider à développer une
relation plus vraie et plus profonde avec Dieu, même s'il n'a pas été inventé par des chrétiens !" (p.18).
L'ES est un retour à la transmission originelle des Soufis, qui sont les mystiques de l'Islam. Un des
chemins de progression dans cette voie traditionnelle est la méditation sur les noms de Dieu que l'on répète
en tant que Wassifa. On commence par celui du Zikhr "lâ ilâla ill-Allâh" (il n'y a pas de divinité, si ce n'est
la Divinité). Il existe traditionnellement 99 noms de Dieu, et ils sont progessivement donnés à méditer par le
maître (Pîr). "Dieu dévoile ses Noms et les efface ensuite dans la Présence". La répétition fréquente d'un
attribut permet d'accéder à l'Essence et alors il n'est plus d'aucune utilité : "O toi, âme apaisée, retourne vers
le Seigneur, satisfaite et agréée" (Coran, 89,27). Chacun des 9 types de l'ES est lié à la révélation et la
méditation d'un ou plusieurs des noms divins secrets. Et il en a toujours été ainsi lors de la transmission orale
secrete, avant sa soudaine diffusion et sa mode ou sa transformation psychologique.

4. La Réincarnation et Platon. L'ES n'est pas séparable de la pluralité des vies et de la progression
durant une de ces vies. Chaque type représente un programme de vie. Ceci nous est présenté par Platon avec
le récit du voyage d'Er le Pamphylien, fils d'Arménios (La République, livre X). Ce mercenaire des Grecs a
été tué lors d'un combat, ramassé et mis sur le bucher le douzième jour, il ressucite alors et raconte ce qui
vient de lui arriver pendant ses douze jours de coma. Son âme avec celle des autres soldats tués a attendu
sept jours dans la prairie commune, puis elle est arrivée à la Colonne de Lumière. Ceux qui devaient se
réincarner ont tiré au sort une nouvelle vie avec l'ange gardien qui lui correspond. Et une voix crie que Dieu
est innocent de ce tirage au sort. Puis dans la plaine du Léthé (oubli) ils ont bu l'eau du fleuve Amélès (sans
souci) pour tout oublier (sauf lui, qui n'était pas vraiment mort). Ainsi chacun a une mission, un programme
de travail, d'amélioration et de réalisation, plus des aides pour cette nouvelle vie. Et tout cela doit être réussi.
Au début, les âmes apprenaient très vite pendant leur nouvelle vie à se détacher du monde des formes (mythe
platonicien de la Caverne) et à se libérer.

5. Le Mythe originel. Pour les âmes qui n'y arrivaient pas et qui avaient plus de difficulté, il fut décidé
de faciliter le travail en réduisant les possibilités. A l'époque de Sumer, il n'y eut plus pour simplifier que
neuf choix de vie. L'âme, qui allait devoir se réincarner, était donc mise au centre du grand dessin de l'ES fait
sur le sol avec les neufs types divins. Puis on la faisait tourner sur elle-même, jusqu'à ce qu'elle tombe par
terre sur un des neufs. Cela devenait son choix et son destin pour une vie. Alors elle perdait conscience de sa
nature divine et s'incarnait.  
Ce qu'elle avait vu restait son idéal, son Idée Sacrée et son Essence. Mais pour pouvoir y rester fidèle,
elle devait pratiquer constamment la Vertu correspondante. Quand dans la vie, elle l'oubliait, elle se
retrouvait avec le vice opposé. Et c'est alors que tout commençait à se détériorer. Et elle devenait ainsi un
traitre, la caricature de lui-même. Ayant perdu contact avec son Essence, tout se dégrade et se transforme de
façon égotique. Dans l'ignorance désormais de son étincelle divine, elle se mue en son contraire, la fixation.
L'étude de son enfance n'est pas faite ici dans le projet psychologique classique "d'expliquer" toute la vie par
cette enfance (comme en psychanalyse). Mais il s'agit au contraire de montrer comment l'idée fondamentale
engendre l'enfance correspondante, comme l'ensemble de la réincarnation. (la psychologie matérialiste se
met en contradiction de la psychologie sacrée).Le travail essentiel du Soufisme est la Remémoration : le
Maître n'arrète pas de demander "Souviens-toi, Remember, Retrouves-le souvenir !". "Si tu te souviens de
Moi, je me souviendrais de toi". C'est là que l'ES a son rôle à jouer pour nous restaurer dans notre Essence
divine.

6. Principe et opportunité. Ainsi se retrouve une conviction profonde: chacun a les défauts de ses
qualités et les qualités de ses défauts. La différence entre qualité et défaut est parfois assez mince, c'est
souvent une question de nuance, d'accentuation ou de position affective. Chez ceux que l'on aime, c'est une
qualité et chez ceux que l'on déteste celà devient un défaut. Mais la seule chose sûre, c'est qu'il y a une
fixation sur ce trait de caractère ou de comportement : par exemple, la personne est sérieuse/triste,
généreuse/dépensière, diserte/bavarde, économe/avare, tenace/entêtée ... Dès qu'une qualité s'outre un peu,
s'exagère, elle devient un défaut : c'est bien d'être propre, mais il ne faut pas en devenir obsessionnel au point
de passer son temps à se laver les mains, etc. Inversement, quelqu'un peut sembler méticuleux et tatillon,
mais il a aussi le mérite d'être exact ! Bien des choses vont ensemble : il est rancunier, mais il n'oublie pas ses
rendez-vous, ou pour un autre, il est tête-en-l'air, mais il a déjà oublié l'offense qu'on lui avait faite ... Cette
simple remarque de bon sens ou de psychologie pratique est transposée sur un plan fondamental par l'ES. Il
en dévoile les raisons et les mécanismes. Il montre comment bien des personnes vivent en dessous
d'elles-mêmes, ne se sont pas encore réalisées, ne savent pas qui elles sont et tout ce qu'elles peuvent faire.
D'autres sont la caricature d'elles-mêmes ou la Trahison personnifiée. Elle doivent retourner dans leur
personnalité originelle, leur Essence pure et immaculée.

7. La réalisation des types. L'ES est donc un merveilleux outil de connaissance de soi et de
compréhension des autres. On peut considérer en gros qu'il existe au moins un tiers de personnalités typées
qui vont se reconnaître tout de suite dans un de ces 9 types, qui leur correspond exactement, avec son accord
et celui de ses proches. Un tiers, moins typé, partagent à la fois deux types ou même trois. Et enfin le dernier
tiers participe à plusieurs types, selon les saisons, les villes, les circonstances.

8. L'énnéagramme évolutif. D'ailleurs aucune de ces 9 dimensions ne nous sont étrangère. Et l'on nomme
"énnéagramme évolutif" le fait d'étudier successivement les neufs dimensions en cherchant en quoi nous les
actualisons toutes l'une après l'autre.
Selon la mode actuelle des ordinateurs, on peut aussi parler de programme (ou de logiciel) et chercher à
savoir comment et pourquoi on  été programmé (et vers quoi).
Ainsi les 9 types sont à la fois :
-des structures de programmes, des nombres de la vie
- des structures de personnalité, pour une typologie dynamique
- des visages de l'âme, ou des visages de Dieu  
- les neufs rayons de l'amour divin ...
 
 
Ch. 1. LE PARFAIT
 
1. Les Noms. Ce type numéro 1 est parfois appelé "Le Souverain", ou "Le Seigneur".
Et ces trois noms
le complètent.
Le nom de Dieu qui lui correspond est "Al Malik", le Souverain.
2. Les exemples. Il y a assez peu d'exemple de la perfection sur la terre. On songe à ceux qui ont reçu ce
nom Les Parfaits ou Cathares (en Grec Oi Katharoï les Parfaits), ceux que les Occitants, avant la Croisade
d'extermination des Albigeois, nommaient "los Bouns Homès", Les Bonhommes. En dehors, on peut risquer
le nom de Marc-Aurèle (121-180) empereur romain, philosophe et auteur des Pensées, qui a essayé d'être
maître de lui comme de l'univers.
3. Explore en nous notre désir de bien faire, notre niveau d'exigeance, notre volonté de perfection, notre
besoin d'être irréprochable.
4. L'Idée Sacrée. Lorsque l'on quitte le sein de Dieu pour venir s'incarner la première dimension que l'on
a envie de réaliser sur terre est bien celle de Perfection. L'Idéal de Perfection est bien en chacun de nous, tant
que le découragement et l'amertume ne sont pas venus les balayer. D'ailleurs Jésus nous a demandé : "Soyez
parfaits, comme votre Père céleste est parfait" (Mathieu, V, 67). Le but est donc de rendre manifeste et de
réaliser sur terre la perfection divine. Tout doit être parfait. Rien n'est assez beau pour Dieu.
5. La Vertu. Cette réalisation n'est possible qu'avec la vertu indispensable qui lui correspond : la SERENITE.
Il faut rester imperturbable, quasi-divin, dans un calme olympien. Il faut rester serein, patient,

sans aucun trouble, aucune passion, divinement. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Dans
la perfection, il ne faut voir que le Parfait, avec confiance.
6. L'apparition du vice. Hélas, un jour ou l'autre le Parfait voit bien qu'il n'en est pas ainsi, qu'il ne
retrouve pas la perfection. Ici tout est bien loin d'être parfait et lui aussi n'est pas parfait. Alors, cela il ne peut
plus le supporter. Il entre alors dans un violent mécontentement, il est furieux, il s'oppose, il veut corriger par
la force, il se met en COLERE. Même Jésus a piqué une colère noire quand il a vu tous les commerçants dans
le Temple de Jérusalem, qui d'une maison de prière avaient fait une caverne de brigands, et ayant fabriqué un
fouet avec des cordes, il renversa leurs tables et les chassa (Jean II, 13).
7. La dégradation en fixation. Alors le parfait se dégrade en un "perfectionniste inactif".
C'est un juge
exigeant, qui critique tout, qui ne trouve rien de bien. Il voit l'imperfection et trouve toujours à redire.
Fixé
sur son besoin d'être irréprochable, il voit le mal en tout, critique tout et n'a aucune indulgence.
Il condamne
tout, car rien n'est parfait. Il devient désagréable, injuste et inefficace.
Mais surtout il devient inefficace et ne peut plus rien terminer, car ce n'est pas parfait.
Il préfère ne rien
faire, que de faire quelque chose qui ne serait pas parfait, ou pas digne de lui. (manque de modestie).
Or tout
le monde sait que "le mieux est l'ennemi du bien".
8. L'enfance. Dans son enfance, il a été victime d'un système de récompense/punition. Très critiqué, il a
été rarement récompensé. Parfois il a du prendre prématurément des responsabilités d'adulte.
9. Le Portrait.  
- C'est un idéaliste, qui a une image idéale de lui et du monde. Rarement satisfait de lui.  Très intégre,
travaille dur, attentif à tout ce qui manque, se focalise sur les détails. Loyal, digne de confiance. Homme de
devoir.
- A un dialogue interne critique. Pense par opposition dualiste, de forme dichotomique : vrai/faux,
juste/injuste, beau/laid, bien/mal ... Sans demi-mesure, pas de gris : c'est blanc ou noir. Il va d'un extrème à
l'autre selon la strucutre des héros de mélodrame. Il a l'impression d'avoir peu de choix, une seule façon
d'agir est correcte.
- Très critique envers les autres ("Peut mieux faire"), exigeant (Si c'est facile, cela ne vaut rien).
- a besoin de garder le controle de son environnement
- pense plus qu'il ne ressent. Intellectuel qui n'est pas en contact avec ses sensations. Réprime ses propres
désirs. Colère réprimée et intériorisée. Culpabilité et anxiété.
10. Convictions, formules préférées :   Je dois, il faut, on doit, tu devrais. Les choses ne sont jamais
assez bien. (Je ne suis jamais assez bon et pourtant je dois être le meilleur).
11. Le mécanisme de défense : la transformation en son contraire. Comme il va d'un extrème à
l'autre, tout ce qui ne va pas est transformé en son contraire. Par exemple, une tentation sexuelle va être
réprimée, puis cachée et va développer une grande pudeur. Ou le fait de ressentir de la haine envers M. X ...
va l'amener à l'aider et à se faire son esclave. S'il ressent une envie de souiller, cela va être occulté et
transformé en une obsession de la propreté (balayer, laver, aspirer, marcher sur des patins ...).
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Rabattre beaucoup de son orgueil, devenir beaucoup plus
modeste et se répéter : cela suffit pour moi, la perfection n'est pas de ce monde, j'ai fait mon possible, cela
suffit comme çà.  
Apprendre le convenable, voilà j'ai fait ce que j'ai pu et maintenant c'est suffisant, c'est quand même
convenable, assez satisfaisant.
Retrouver ses sensations, ses désirs, ses sentiments. Ne plus les nier et ne plus les transformer en leur contraire.
Commencer à s'aimer soi-même, être indulgent, envers soi et envers les autres. Apprendre à se contenter de peu.
b) du déficit. Mais il existe aussi l'inverse, de cet excès de l'homme de devoir, on est passé à ces enfants
modernes se disant "Je suis un nul, je rate tout, je ne peux rien réussir". Ceux qui pataugent tellement dans la
boue que l'idée de perfection n'affleure pas à leur esprit.
13. Visualisation. Je vois ce qui doit être parfait. Je vois ce qui a été fait, je juge que c'est suffisant et
convenable. Et je m'en contente, avec modestie, à mon niveau. Et la prochaine fois, j'essaierai de faire encore
un peu mieux.
 
 
Ch. 2. LA MERE DIVINE
 
1. Les Noms. Ce type numéro 2 est parfois appelé "La compatissante", la bonne Samaritaine, le gentil attentionné.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont nombreux  : Arrahîm, le Tout Miséricordieux, Arrahmân le
Tout Clément, Al Halîm le  Magnanime.
2. Les exemples. La place de la Mère divine est tout à fait exceptionnelle et elle a été reconnue dans
toutes les religions. Elle est Cybèle (Kubélé), la Grande Mère ou Démeter la Mère des Dieux. Et ce titre de
Mère de Dieu s'était transmis à sa fille Artémis d'Ephèse, dont le temple était l'une des sept merveilles du
monde. Et quand en  431 se tint à Ephèse l'un des premiers conciles chrétiens, les participants ne purent pas
faire moins qu'usurper ce titre et donner à une femme, Marie, le titre de Mère de Dieu, Théotokos, sans se
soucier des complications théologiques que cela pourrait susciter.
Les mères divines (matrikas) sont nombreuses dans la religion hindoue : Sarasvati, Lakshmi et Parvati,
mais plus spécifiquement Kali et Durga, dont l'aspect guerrier ne cache pas pour les hindous le coté compatissant.
Pour les Bouddhistes ce rôle est tenu par les cinq Taras (Etoiles) et surtout pas la Kwanyin chinoise,
vietnanienne (ou Kuanon japonaise).
Même des musulmans font remarquer que cet attribut Arrahîm signifie aussi la matrice et qu'on pourrait
donc appeler Allah, le matriciel matriciant.
Nombreux sont les saints de la mère divine : Vincent de Paul, Thérèse de l'Enfant Jésus ... et ceux qui ont
voulu actualiser cet appel : Mère Thérèsa, l'abbé Pierre, Lady Diana ainsi que beaucoup d'infirmières et d'aide-soignantes ...
3. Explore en nous l'amour bienfaisant, le dévouement, l'aide, la compassion.
4. L'Idée Sacrée. La Mère divine représente le coté maternel de Dieu. Celui qui va venir sur terre, va
cherhcehr à incarner sa compassion, son amour, son coté charitable. Sa sensibilité à la souffrance, à la peine
au désarroi, sa volonté d'aider, de soigner. La Mère divine est aimante, serviable, attentionnée, généreuse,
dévouée, prête à se sacrifier sans retour.
5. La Vertu. Mais elle ne peut faire cela qu'en garadant une totale HUMILITE. En fait elle ne doit voir
et ne pas savoir ce qu'elle fait. Elle le fait naturellement, sans s'en rendre compte.
 6. L'apparition du vice. Le malheur est que les autres s'en aperçoivent et commencent à la remercier, la
féliciter et l'encenser. Alors elle se rend compte de la vision des autres et elle commence à en être fière. Elle
se souvient de tous les compliments qu'on lui fait, perd son humilité et fait preuve d'ORGUEIL. Elle attend
d'être complimentée et recompensée pour son dévouement. Elle est fière de ce qu'elle fait, elle s'habitue à la
reconnaissance, à la gratitude, aux compliments et aux hommages. Et quand ils ne sont pas là, elle est blessée
par l'ingratitude. Donc d'un coté elle est fière de ses bonnes actions, de son dévouement, de sa charité, de ses
vertus, de son altruisme et de l'autre coté elle attend des félicitations, des remercîments, de la gratitude.
7. La dégradation en fixation. Alors la Mère divine se dégrade en tyran affectif, sainte orgueilleuse,
manipulatrice encombrante. Elle est séductrice, jalouse, possessive (la "Mama" méditerranéenne ou la "mère
juive" typique). Assoiffée de reconnaissance, elle prend très vite une attitude de martyre (Avec tout ce que
j'ai fait pour toi. Moi, qui me suis sacrifiée et qui ai renoncé à ... ). Tout lui est du, tant qu'elle n'aura pas retrouvé l'humilité.
Dans le comble de la dégradation, elle peut même devenir une manipulatrice encombrante, qui ne fait
tout cela que par calcul. "Je les tiens, ils doivent tous m'aimer".
8. L'enfance. Dans son enfance, elle n'était aimée que si elle faisait plaisir aux autres. Souvent elle a du
prendre en charge les émotions de ses parents, devenir leur confidente, les soigner (parent fou, alcoolique,
drogué, dépressif, suicidaire ...). Déstabilisée comme enfant, elle a du très tôt se comporter en adulte. (Dans
les cas typique, la structure est tellement nette qu'elle est antérieure et n'a pas été causée par cette enfance,
mais au contraire elle a engendré cette enfance.)
9. Le Portrait.  
- elle est gentille, attentionnée, prévenant, serviable
Elle s'intéresse aux gens et aux relations. Elle est capable de tirer le meilleur des autres
Fixée sur les autres, elle devine ce dont ils ont besoin. Perçoit immédiatement les besoins et les désirs des
autres,  fusionne avec eux.  
Apotre du sacrifice, s'occupe plus des autres que de ses désirs. Elle devine ce que veulent les autres.
Attirée par ceux qui sont "durs à avoir", elle n'est jamais vaincue (alcoolique, drogué )
Réprime ses besoins, s'occupe plus des autres que de ses désirs. Ou ses désirs se mettent immédiatement
en conformité avec les demandes des autres. ressent plus qu'elle en pense.
Sa survie dépend de l'approbation des autres, cherche leur approbation.   A la limite, prend le controle
des autres en les aimant.
10. Convictions, formules préférées :  Les désirs des autres sont plus importants que les miens. Les
autres doivent être heureux, pour que je sois aimée. Les besoins des autres passent avant les miens. "Dieu
premier servi". S'ils sont satisfaits et contents, je serai aimée. "Aie besoin de moi. Même Dieu ne peut pas
sauver le monde sans moi".
11. Le mécanisme de défense : la répression. Tout ce qui est déplaisant est exclu, détruit, annulé. Cela
est affecté d'un panneau du type "Attention danger !" à évacuer, à éviter. Donc c'est chassé et expulsé. Cette
répression complète et volontaire ne fait pas les dégats du refoulement et ne laisse pas de traces. Seuls
peuvent subsister au moment du sacrifice quelques signes corporels (se mordre la lèvre, serrer les dents, palir
ou transpirer ...). Le désir d'amour est tellement grand que le sacrifice s'accompagne au plus d'un soupir, sans perdre le sourire.
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Renoncer à la complaisance à la flatterie. Retrouver ses désirs.
Vivre pour soi, penser à soi, à sa propre envie. Penser plus que sentir. Installer une frontière, une
différenciation entre soi et les autres. Se répéter "Je suis aimable par moi-même". Respecter la liberté, ne pas
vouloir faire le bien des autres malgré eux.
b) du déficit. L'autre extrème est actuellement beaucoup plus répandu, surtout parmi certains jeunes qui
n'ont jamais entendu parler de sacrifice, dévouement, générosité, "B.A. bonne action". Ce sont ceux qui
transforment les autres en mère divine : "le malade", "l'handicapé", "la victime", "le jeune défavorisé". Il ne
pense qu'à lui, il a tous les droits, il doit être servi, il demande tous les soins. Moi d'abord !
13. Visualisation. Elle varie selon les trois : la vraie (désintéressée), la ratée (revendicative), l'opposée (égoïste).
1. Voir l'apparition de la mère divine 2. Voici le miséreux, ou le misérable. Quelle réaction en face de lui
? 3. Revoir le souvenir d'un acte de générosité, de miséricorde.
Aider les autres avec humilité. Ne rien réclamer en échange, rien en m'est du, ni récompense, ni merci.
Par contre j'accepte de me faire aider, soigner, c'est l'échange dans la réciprocité. Et ne jamais favoriser
l'ingratitude chez les autres.
 
 
 
Ch. 3. LE GRAND MAGICIEN
 
1. Les Noms. Ce type numéro 3 est parfois appelé "Le Battant", ou "La réussite", le gagnant  (Winner en anglais)
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont nombreux  : Al Qâdir, l'Omnipotent, Al Kâliq le Créateur,
Al Xadim le Tout-Puissant.
2. Les exemples. On peut citer tous ceux qui ont réussi une oeuvre : Magellan, Christophe Colomb, Ford,
Eiffel, St Ignace de Loyola fondateur des Jésuites, St Dominique et l'Ordre dominicain ... Les Hindous prient
le dieu Ganesh, celui qui efface les obstacles, ouvre les portes et aplanit les chemins.
3. Explore en nous la notion de succès, notre besoin de réussir tout ce que nous entreprenons. Nous
fuyons par dessus tout l'échec et nous voulons être efficace.
4. L'Idée Sacrée. Lorsque l'on quitte le sein de Dieu pour venir s'incarner sur terre il va l'imiter dans sa
dimension de Créateur. Il est le réalisateur actif auquel tout réussit, il ne doit rencontrer aucun obstacle, rien
ne l'arrètera. Il agit, il crée, il est efficace, tout lui réussit. Il réalise l'oeuvre de Dieu sur terre. C'est un créateur visonnaire.
5. La Vertu. Cette réalisation n'est possible qu'avec la vertu indispensable qui lui correspond : la VERITE.
Il ne peut réussir que s'il reste vrai.  

6. L'apparition du vice. Hélas, les obstacles sont là et ils sont difficiles à démolir. Alors il préviligie la
réussite sur la Vérité et il cherche à réussir à tout prix. Il devient MENTEUR et trompeur. Il utilise la
tromperie envers les autres et la duperie envers lui-même, dans l'image qu'il s'est créée de lui. Il se cache à
lui-même un moi indigne, pour continuer à se croire supérieur et à obtenir la réussite. Pour éviter la
défaillance, il utilise le mensonge et la trahison. Il finit par se trahir lui-même.
7. La dégradation en fixation. Alors le Magicien se dégrade en un "arriviste sans scrupule", un
"exploiteur opportuniste". C'est l'ambitieux, "le jeune loup aux dents longues", qui va tout abattre sur son
chemin et trahir son idéal et ce qu'il construira sera le contraire de ce qu'il voulait réaliser. Ou bien c'est le
Bateleur de la carte du Tarot, le presdigitateur trompeur, le Bonimenteur de foire, le vendeur sur le marché ou sur le trottoir.
8. L'enfance. Dans son enfance, il a été récompensé pour ses résultats. Seule la performance était
valorisée. L'important était de gagner, d'être le premier en tout. D'où il a eu la conviction que seuls les
gagnants étaient aimés, seul comptait le résultat, les moyens importaient peu.
9. Le Portrait.  
- il est rapide et efficace et il aime la compétition.  
brusque, actif, travailleur, courageux, évite l'intimité, privilégie le travail
agressif, décidé, les obstacles s'effacent magiquement
prospère, aime l'argent et la réussite, planifie le futur
à l'aise en société, aime être au centre, aime dominer
attache de l'importance à son apparence, à son image, visuel
les sentiments, les gens, les relations sont secondaires,
fier de ce qu'il fait ou a fait : PDG, Maire, Homme politique
Pragmatisme américain : l'histoire a toujours raison, Tout ce qui réussit est vrai. L'approbation vient du
succès, si tu réussis, tu auras toujours raison (Bouygues et la construction du pont de l'île de Ré, interdite trop tard par le tribunal ).
10. Convictions, formules préférées :  Je suis ce que je fais. Je suis un battant, un Winner, je ne suis pas
un Looser, un perdant. Tout me réussit. Je l'emporte malgré tout. Self-made man, l'homme qui s'est fait
lui-même. Do it yourself.  Faites-le d'abord. Just do it. On a gagné ! Je ne serai accepté que si je réussis.
11. Le mécanisme de défense : l'identification. Il visionne l'avenir en se disant "je serai cela" et il est
déjà cet avenir. Donc il se crée un Moi idéal, sans contradiction, sans conflit. Il s'indentifie totalement à
l'image idéale qu'il s'est créée de lui. Le déguisement est devenu une réalité.
12. Correction/Evolution. a) dans l'excès; Ralentir, réfléchir Renoncer à l'entêtement.
se connecter sur son intériorité, son vécu intérieur, ses émotions.
découvrir les valeurs au lieu de la réussite. Il doit retrrouver l'authenticité.
b) dans le manque : le complexe d'échec, "Je suis un nul, je rate tout, je ne peux rien réussir").
la stratégie du Scorpion (travailler patiemment et tout détruire et saboter en un instant).  
13. Visualisation. Je suis en voyage en montagne, je dois être arrivé avant le soir. il pleut et soudain un
éboulement la route est coupée encombrée de rochers. J'appelle le grand magicien, qui arrive avec tous les
ouvriers du village qui poussent les rochers et la route est dégagée.
 
 
Ch. 4. L'ARTISTE
 
1. Les Noms. Ce type numéro 4 est parfois appelé "Le rêveur romantique", l'incompris, l'original inclassable.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : Al Mâjid, Plein de Gloire,  Al Musawwir Qui donne la
Beauté, Dul Jalali Plein de majesté.
2. Les exemples. L'artiste divin a sa place dans bien des religions : c'est Orphée qui charme les animaux
sauvages avec sa lyre ou Krishna et sa flûte divine, le Barde pour les Druides.
Puis il y a eu tous les créateurs anonymes de l'Art sacré : Anonymes des Cathédrales, Mandalas, Icones
... pour finir avec les artistes célèbres comme Fra Angélico, Giotto ...
Dans l'histoire de l'art ce type s'est surtout actualisé à l'époque du Romantisme : en Grande-Bretagne avec
William Blake, Keats, Oscar Wilde, Ossian, Shelley ... en Allemagne avec Beethoven, Novalis, von Kleist,
Hölderling, Chamisso, Rainer Maria Rilke ... en France c'est Chateaubriand et Gérard de Nerval, mais aussi
Baudelaire, Lamartine, Musset, Vigny, Victor Hugo ... Et il se retrouve encore en Rimbaud, Verlaine, Van
Gogh, Gauguin ...
3. Explore en nous le besoin de Beauté et d'originalité, le sentiment de l'Unicité divine.
4. L'Idée Sacrée. L'Artiste divin a vu la Splendeur de Dieu et, fasciné par tant de beauté, il ne veut pas
la perdre. Alors il va passer sa vie à chercher à la reproduire et à la mettre partout. Cela ne peut se faire que
dans l'union avec le Divin et l'originalité.  Tout doit être Beau, Original et Unique. Et il est Unique comme Dieu.
5. La Vertu. Mais il ne peut faire cela qu'en gardant une totale EQUANIMITE. Il doit rester
imperturbable et ne jamais se plaindre. Il lui faut beaucoup de courage et de respect. La Beauté demande
tous les sacrifices comme si de rien n'était.
 6. L'apparition du vice. Et un jour ou l'autre il perd confiance, voit la laideur et la vulgarité. Alors il
entre dans l'ENVIE et il perd courage. Alors il est envahi par un sentiment profond de manque. Il est jaloux
de ce que les autres ont obtenu et pas lui.
7. La dégradation en fixation. Alors l'Artiste divin se mue en "original à tout prix" et en "raté
pleurnichard". Il est devenu l'Incompris, l'Egoïste mélancolique. Il a la conviction que cette fois c'est raté et
pour toujours. Le découragement est là. La beauté divine est hors d'atteinte, on n'y arrivera jamais, c'est
décourageant. Il se vit comme un étranger perdu sur la terre.
8. L'enfance. Dès son enfance il a le sentiment que quelque chose d'irrémédiable a été perdu. Il vit avec
un sentiment d'abandon et de perte.
Parfois cet enfant était valorisé quand il s'identifiait à la souffrance de l'adulte ou au drame de la famille.
9. Le Portrait. Il est attaché à la Beauté, au Sexe, à la Mort, à l'Intensité, à l'Excès, à la Mélancolie.
Triste, sensible, il a le sens du tragique. Tout est tragique. La Beauté mène à la mort, la mort est dans la beauté.
Très exigeant, il ne supporte pas le laid, le terne, le bas, le sale (en croirait lire Baudelaire). Eviter la
vulgarité, la banalité, la trivialité, le commun. Il est attiré par l'inaccessible, le Luxe, la Beauté.  
A des standarts très élevés. Il lui manque toujours quelque chose, jamais satisfaitMélancolique, triste, sensible.  
"La mélancolie est de bonheur d'être triste" Hugo.  
Dépressif, vite découragé, conscient de ce qui manque : c'est raté.
A une peur terrible d'être abandonné et préfère ne pas s'attacher et ne jamais tomber amoureux de peur
d'être abandonné ou déçu.
A un sens aigu de sa différence, se sent psécial, toujours incompris
Déteste les groupes, n'est bien qu'en tête-à-tête.
Accorde un grande valeur à la souffrance, théatral, porte du noir ou du violet.
Homme des excès, est toujours attiré par les extrèmes, les expériences à la limite. Passe de la dépression
à l'excitation et à l'hyperactivité, de la boulimie à l'anorexie ...
- 10. Convictions, formules préférées :  Pour retrouver ce qui a été perdu, je dois être unique, original,
incomparable. Je suis Unique comme Dieu, je ne ressemble à personne d'autre. Je ne suis pas comme les
autres. J'ai toujours été un incompris.  Je ne sais pas où est ma place, je ne peux être classé nulle part.
11. Le mécanisme de défense : la sublimation. L'inacceptable est transmué en beauté. La sexualité,
péché impardonnable, devient de l'érotisme dans l'art. La violence est mal vue, elle se transpose dans un
négociateur (ou avocat) batailleur casse-pied et implacable. Si un amour est impossible, il se transpose en
amour de tête ou de rêve : littéraire, imaginaire, de roman, poétique, en correspondance amoureuse intense.
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Découvrir qu'il n'y a pas que la beauté qui compte. La bonté,
l'amour et la charité peuvent exister dans la laideur, comme Quasimodo.
Etre plus modeste, redescendre au niveau humain.
S'ouvrir aux autres, les respecter, au lieu de rester enfermé dans son monstrueux égoïsme qui chante sa douleur.
b) du déficit. Il y a toujours une seconde chance, rien n'est raté à jamais, on peut toujours re-essayer.
Rien n'est perdu.
13. Visualisation.  
Voir l'apparition de la Beauté. Ce que l'on a pu vivre de plus beau
La voir se faner, vieillir, se transposer (de la mère à l'enfant). Faire le sacrifice de cette beauté. La
transposer et voir l'union du Beau, Vrai, Bien
 
 
 
 Ch. 5. LE PHILOSOPHE MYSTIQUE
 
1. Les Noms. Ce type numéro 5 est parfois appelé "L'Omniscient", le penseur solitaire l'intellectuel.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : A 'alim, l'Omniscient,  Al Kabir Le Bien Informé, Al
Hakim le Sage.
2. Les exemples. La déesse la plus typique est Minerve ou Athéna, qui est sortie adulte du crane de son
père Zeus, dont elle est donc l'animus.
Dans le courant judéo-chrétien, il y a eu la Sagesse de Salomon, qui après a donné Sophia, dont il ne reste
que la basilique Saint-Sophie de Constantinople ou le livre Pistis Sophia des gnostiques.
Dans la religion hindoue, la déesse Sarasvati est la parèdre de Brahma, la déesse des études, des Veddas,
mais aussi de la musique.
On pourrai aussi penser à LaoTseu et Bouddha Gautama.
Parmi les hommes on doit citer tous les philosophes de Platon à Hégel en passant par St Thomas d'Aquin,
Descartes, Spinoza, Berkeley, Kant ...
A la Renaissance a fleuri cet idéal de tout savoir comme Pic de la Mirandole qui pouvait disserter de
toutes les sciences connues et inconnues et dont parle Rabelais.
3. Explore en nous le besoin de tout savoir, d'avoir la science infuse.
4. L'Idée Sacrée est de ne pas rester dans l'ignorance. Comme Dieu, il a l'Omniscience. Rien ne lui est
caché, il n'y a pas de secret. Il a la science absolue. Il sait tout.
5. La Vertu. La vertu essentielle pour rester dans son essence est le DETACHEMENT. Il ne doit pas y
tenir, le considérer avec indifférence, dans le plus souverain détachement. La connaissance est à tous et doit
être partagée généreusement. Personne ne la garde pour lui.
 6. L'apparition du vice. Et un jour il finit par réaliser combien la connaissance est utile, la science
indispensable, alors il s'y attache. Il devient avide et AVARE. Il a peur de manquer de connaissance, il fait
de la rétention d'information. Il ne partage pas, il entasse. Il cultive le secret. Il découvre que "savoir, c'est
pouvoir" et il passe du plaisir de savoir à la domination que cela donne. Il s'accroche à ses trésors de
connaissance. Il a besoin de s'accrocher au détriment de la générosité.
7. La dégradation en fixation. Alors il se mue en "intellectuel sec" et en "érudit stérile". Il court se
réfugier dans sa bibliothèque, sa tour d'ivoire (ou devant son ordinateur). Il préfère être méconnu que percé
à jour. Il est protégé, renfermé, secret, compartimenté. Il installe des secteurs dans sa vie qui ne doivent
jamais communiquer, ni même se connaître (amis, sport, famille, politique, art, excursions ...).  
8. L'enfance. Il a été élevé dans une famille curieuse et envahissante, qui veut tout controler, alors il s'est
rétracté, refermé, coarté. Il s'est renfermé et se cache. Il se met en retrait.
Il croit souvent ne jamais avoir été aimé et désiré, même dans le ventre de sa mère. Il a toujours peur d'être abandonné.  
Il est coupé de ses émotions et pour ne pas sentir;  il s'est mis à penser.
Savoir, permet de se sauver et de tout tenir à distance.
9. Le Portrait. Un "puits de science", redoutablement intelligent.
sait raisonner, réfléchir, est logique, cohérent.
penseur original et créatif, qui déteste la compétition
esprit critique, voit les défauts, perce le défaut de la cuirasse.
accro de l'information, lit le journal, abonné à ...
aime la solitude, déteste les autres, ne peut pas travailler en équipe, peu à l'aise en société
rapide, pas de patience, exaspéré d'attendre les autres
ses meilleurs amis sont les livres, s'enferme dans sa bibliothèque, sa tour d'ivoire
Distance émotionnelle, totalement desaxé, pas de place pour l'affectif, fuit les émotions fortes, les relations intimes
peut ressentir une émotion mais seul, pas avec les autres
10. Convictions, formules préférées :  Je sais ! Le salut est dans la science; Savoir c'est être sauvé. Je
suis au courant, je n'en ignore rien. J'ai besoin de tout savoir. Je ne peux compter que sur moi.
11. Le mécanisme de défense : l'isolation. Il sépare l'affectif de l'intellectuel (il a de bonnes pensées
d'amour, mais il n'aime jamais). se met à l'abri des émotions, saisit tout intellectuellement. Observe tout à
distance, sans toucher, ni être touché. "On ne touche pas " = ne pas être contaminé. Tout est séparé,
compartimenté, on ne comunique pas. Personnalité à tiroir, la main droite ignore ce que fait la main gauche.
Est furieux si l'on passe d'un compartiment à l'autre. S'isole, vit dans son phare, méprise de la hauteur de son
intelligence, dédaigne les rapports humains familliers et quotidiens.
L'inacceptable est transmué en beauté. La sexualité, péché impardonnable, devient de l'érotisme dans
l'art. La violence est mal vue, elle se transpose dans un négociateur (ou avocat) casse-pied et implacable. Si
un amour est impossible, il se traspose en amour de, littéraire, imaginaire, de roman, poétique, en
correspondance amoureuse intense ...
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. S'ouvrir aux sentiments, ouvrir son coeur
découvrir le vécu (Gide), le senti, le sensible (plaisir de manger, de sentir les odeurs )
cesser de se sentir au-dessus des autres. indulgence et modestie.
Etre plus modeste, redescendre au niveau humain. S'ouvrir aux autres, les respecter
Se mettre en avant, affronter, ne pas fuir
remplacer les murs par les portes, les fenêtres et les interfaces.
b) du déficit. Anti-intellectualismee "mollesse et incuriosité sont un doux oreiller pour une tête bien
faite" Montaigne. Obscurantisme, brûler les livres. "La Bêtise au front de taureau" de Baudelaire.  
13. Visualisation.  
Voir briller l'intelligence, tel un Diamant étincelant.
Y mettre de la vie, le rendre sensible
sacrifier l'intelligence devant l'amour.
 
 
 
Ch. 6. LE HEROS GUERRIER
 
1. Les Noms. Ce type numéro 6 est parfois appelé "Le redresseur de tort", le soldat loyal.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : Al Jabbar, l'Invincible,  Assahid Le Témoin, Al Qawiyy le Très fort.
2. Les exemples. Le type même du Héros (fils de Dieu et d'une femme) est Hercule, qui toute sa vie dut
accomplir des exploits avec ses 12 travaux. Il en est de même pour Jésus qui par son sacrifice est venu sauver l'humanité.
Le guerrier typique est le Chevalier accompli : Bayard, Du Guesclin, Richard Coeur de Lion ...
Puis viennent tous les redresseurs de tort : Robin des Bois, Zorro ...
et pas mal d'avocats ainsi que le "J'accuse" de Zola  ...
ou considérer les Jésuites comme les soldats de Dieu et du Pape.
3. Explore en nous le courage et la loyauté
4. L'Idée Sacrée est celle de loyauté envers Dieu, la confiance totale en lui et dans ses amis.
5. La Vertu. La vertu essentielle pour rester dans son essence est le COURAGE. Ne jamais avoir peur et garder la confiance.
 6. L'apparition du vice. Mais un jour ou l'autre le héros est fatigué et il commence à avoir PEUR et il
perd confiance (en Dieu et en lui). Le manque de courage le précipite dans la peur ; il ne croit plus en lui.
7. La dégradation en fixation. Alors il se mue en "Persécuteur persécuté". On l'embête, on le cherche,
on le menace et l'on va avoir la guerre, si on le cherche.
8. L'enfance. Il ne pouvait faire confiance à personne, ni père, ni mère, ni représentant de l'autorité. il a
toujours été trahi. Insécurisé.
Puni et humilié. il a eu des parents à comportements imprévisibles. Se sentait impuissant à se défendre.
N'avait aucune protection nulle part et devait prédire le comportement des adultes pour se protéger.
(Psychologie des peuples opprimés : Gitans, Indiens, Pygmées ...)
9. Le Portrait. Loyal et fidèle.
Il a de la difficulté à accorder sa confiance, mais lorsque c'est fait il reste fidèle. Prêt à se sacrifier. Cherche le danger
Sérieux, respecte les traditions, se sent en sécurité dans une structure (même s'il entre dans une secte).  
A peur d'être confronté à sa colère. Se sentir découvert, le mène à attaquer. Il est efficace quand il est
sous pression, au pied du mur, en temps de guerre. Préfère penser que faire, se remet en question, traîne du
négatif, se sent pas en sécurité.  Suit la Loi, mais peut la transgresser.
10. Convictions, formules préférées :  Attention ! "Il faut être prêt à tout". Rien n'est tel qu'il semble
être; Il faut toujours se méfier. La vie est dangereuse. Etre trop proche est dangereux. Tout peut arriver. Le
pire est à venir. On peut être infiltré, il y a des traîtres partout.
11. Le mécanisme de défense : la projection. Son besoin premier, qui est se sentir en sécurité, lui fait
projeter sur autrui ce qu'il ne reconnait pas en lui. Il attribue daonc aux autres ses désirs inavouables, ses
sentiments inacceptables, ses intentions inadmissibles. C'est l'autre qui est mauvais, malveillant, critique, agressif.
Mais il peut aussi projeter le bon hors de lui et devenir le Rédempteur.
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Mener son projet jusqu'au bout sans se sentir trahi, arréter de
projeter, de blamer les autres et de se blamer. apprendre à s'appécier et à apprécier les autres. Etre plus actif
et faire confiance
b) du déficit. Vaincre la peur et se sentir en sécurité. Admettre des neutres et des indifférents.
13. Visualisation.  
Voir apparaître son Héros favori.
 
 Ch. 7. L'ENFANT MAGIQUE
 
1. Les Noms. Ce type numéro 7 est parfois appelé "L'innocence", le joueur.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : Al Hayy, le Vivant,  Al Wârit L'Héritier
2. Les exemples. Dans les religions cet enfant innocent et magique est fascinant et on le retrouve aussi
bien dans Le Petit Jésus en Occident que dans Le Petit Krishna aux Indes. C'est l'enfant joueur auquel tout
réussit. Aux innocents les mains pleines.  
On peut le retrouver dans le personnage Le Petit Prince de Saint-Exupéry, Alice au Pays des merveilles
de Caroll Lewis ou Blanche-Neige  
Dans la vie on peut penser à Ninon de l'Enclos, Sacha Guitry, Edith Piaf ... et à tous les play-boys des
boite de nuit, les fêtards de la jet society, les désoeuvrés des plages à la mode ...
3. Explore en nous l'innocence du plaisir et du jeu.
4. L'Idée Sacrée est celle de la joie de vivre où l'on sait trouver le plaisir dans la vie.
5. La Vertu. La vertu essentielle pour rester dans son essence est l'INNOCENCE désintéressée.   
 6. L'apparition du vice. Mais s'il perd son innocence, il apparaît comme GOURMAND. Un horrible
égoïste, sans scrupule, qui ne pense qu'à s'amuser, à tout prix, c'est-à-dire au prix de ... Il est dominé par
l'insatiabilité, il veut toujours plus et n'en a jamais assez.
7. La dégradation en fixation. Alors il se mue en "Jouisseur sans scrupule", Epicurien égoïste. Il
s'amuse de tout et ne respecte rien. Il prend son plaisir aux dépens de la souffrance des autres. Il ne fait rien
de sérieux, il ne fait que s'amuser.  
8. L'enfance. L'enfance a été parfaite comme un beau livre d'image. Tout est naïf, niais, l'enfant n'a
jamais pu grandir, ni vieillir. Parfois, c'est une réaction d'adulte contre une enfance difficile.
9. Le Portrait. L'Eternel enfant.
Commence et ne finit jamais, ne s'implique jamais.
Superficiel, diletante, ne cherche qu'à s'amuser, que le plaisir.
Centré sur lui, égoïste, Narcissique, aime être le centre d'intérêt
évite l'ennui à tout prix, évite l'engagement, les relations intimes
accro aux sensations physiques et émotions, gourmet, gourmand
Toujours en mouvement, rapide, drôle, excessif, non conformiste,  
aime les soirées, les sorties, les plaisirs, les amis, les relations,  
   la nouveauté, la surprise ... extraverti, bavard, sociable
10. Convictions, formules préférées :  J'ai envie, je souhaite, je désire, je veux ! Il me faut ... J'ai le
droit, j'ai tous les droits. Mon désir doit être exaucé. La vie est une fête. S'impliquer est un piège. Une vie ne
peut être vécue qu'en s'amusant.
11. Le mécanisme de défense : la rationalisation. Pas de mystère = pas d'angoisse. Tout a une
explication. Tout s'explique, tout est logique.
Donc a une pensée rationnelle qui est en fait rationalisante
embrouille l'inadmissible dans le plausible
Tout est cohérent et acceptable : "Tu vois, il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, mon chéri"
Justifie tout (cache son angoisse pour son enfant, en une peur consciente et raisonable...)
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Grandir, murir, vieillir. Cesser de jouer au bébé. Devenir
sérieux, apprendre le travail, la peine, le dévouement, le sacrifice, l'altruisme.
Devenir actif, apprendre à accepter l'inconfortable et le pénible.
Savoir choisir, accepter de s'expliquer.
b) du déficit. Apprendre à jouer et  à prendre tout moins au sérieux.
13. Visualisation.  
Un enfant qui joue, qui fait des farces, qui rigole. (Le Petit Jésus ?  Le Petit Prince, Alice ...)
 
Ch. 8. LE  CHEF
 
1. Les Noms. Ce type numéro 8 est aussi appelé le Commandant, the Boss.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : Al Muhaimin, l'Autorité suprème,  Al Muqsit Le Juste, Al
Waliyy Le Maître.
2. Les exemples. Zeus ou un autre peuvent sembler être des Tyrans qui veulent tout controler.
Sur terre on pense à Alexandre le Grand, César, Napoléon, Atatürck, Franco, Bourguiba, Amin Dada,
Bokassa 1er, Fidel Castro ...
3. Explore en nous le besoin de se faire obéir et de tout régenter.
4. L'Idée Sacrée est de faire régner sur terre la Justice divine. Il faut réparer les injustices sur terre et
pour cela dominer, commander, être le Chef (roi divin représentant de Dieu sur terre)
5. La Vertu. La vertu essentielle pour rester dans son essence est la SOBRIETE .   
 6. L'apparition du vice. Hélas il finit par exagérer et entre dans des compromissions, il permet à sa
famille ce qu'il interdit aux autres. Il sombre dans l'excès et la luxure et à son tour fait des injustices. Il ne
pourra plus jouir de rien tant qu'il n'aura pas retrouvé la sobriété.
7. La dégradation en fixation. Alors il devient le Tyran : Despote, Autocrate, bureaucrate tatillon, "Le
Petit Chef", le tyran domestique, le revendicateur autoritaire, le Controleur pointilleux.
8. L'enfance. Il a été victime ou témoin d'injustices profondes. Il a été dominé par de plus grands ou de
plus forts qui voulaient controler sa vie. Une enfance combative de lutte menée par un sentiment d'inégalité
injuste. Il s'est rebellé et veut rétablir la justice.
9. Le Portrait. Déterminé par la Justice et l'injustice, il veut réparer. Haute énergie, combatif, leader.
Défenseur des autres, loyal avec ses amis, protecteur de sa famille.
Il montre ouvertement sa colère : colère=pouvoir, se faire Les   respecter, dominer Il aime les défis,
respecte ceux qui rendent les coups
Rapide, efficace, initiatives en tout genre
a besoin de beaucoup d'espace, doit être capable de tout prévoir.
tout doit être intense,excès de tout.Profite de la vie(alcool,repas, sexe)
Dur à l'extérieur, tendu à l'intérieur On entre difficilement dans son intimité  S'ennuie facilement, s'il ne
dirige pas.  Critique beaucoup,  
10. Convictions, formules préférées :  Il faut faire régner la justice et la vérité. Il faut que tout soit en
ordre. C'est moi le chef ! Qu'est-ce qui commande ici ? Je suis le seul à voir les choses exactement, à pouvoir
organiser, à pouvoir nous en sortir ...
11. Le mécanisme de défense : le déni. Nie ce qui le gêne (vécu désagréable, faiblesse, conflit interne
...). Pas vu, pas senti, cela n'a jamais existé (Non, je n'ai pas eu peur !).  
Il établit ainsi son controle et il n'a pas de problème. il se domine, pas d'hésitation, pas d'état d'âme, le
devoir a tranché.
Si le déni devient trop intense, cela peut se terminer par une somatisation (insomnie, dépression, infarctus, cancer ...).
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Penser avant de se battre, découvrir la diplomatie. Reconnaître
ses propres faiblesses et sa vulnérabilité. Faire davantage confiance aux autres et pas seulement à sa famille.
 b) du déficit. Apprendre à choisir et à décider.  
13. Visualisation.  
Voir l'établissement d'une injustice et apparaître son chef favori.
Voir un empereur qui renonce au monde pour devenir ermite ou entrer dans un monastère (Boris Godounov).
 
Ch. 9. LE  CONCILIATEUR
 
1. Les Noms. Ce type numéro 9 est aussi appelé le Médiateur ou le Saint.  
Les noms de Dieu qui lui correspondent sont : Al Quddus, le Saint (en fait le Saint-Esprit, le Paraclet),  Al
Hakam L'Arbitre
2. Les exemples. On peut évoquer le Saint-Esprit.
Sur terre on pense à Saint Louis IX, Gandhi, Lanza del Vasto, Thomas Moore, Saint-François d'Assise
allant convertir les Infidèles à la Croisade et à tous les Diplomates (dont Talleyrand)
3. Explore en nous le besoin de mettre tout le monde d'accord, de faire cesser les conflits et de faire
régner l'harmonie.
4. L'Idée Sacrée est de faire régner sur terre la Paix (La paix sur la terre à tous les hommes de bonne
volonté). l'Harmonie, la Conciliation, la vie sans conflit.
5. La Vertu. La vertu essentielle pour rester dans son essence est l'ACTION JUSTE.   
 6. L'apparition du vice. Hélas il finit par se décourager et céder à la PARESSE. Vite satisfait, indolent,
mou, fainéant. Sous prétexte d'abnégation et de renoncement, il ne fait rien.  
7. La dégradation en fixation. Alors il devient le Paressseux inactif : Sous couvert de résignation et
d'oubli de soi, il renonce et ne fait rien. Il a une peur atroce des conflits et préfère céder en prétendant agir en
Saint. Il camoufle sa paresse, sous une soumission à la volonté divine (Inch Allah, Mektoub, c'est écrit).
8. L'enfance. Négligé ou éclipsé par ses frères et soeurs. Pas écouté, pris entre deux factions opposées.
L'intérêt des parents est plus important et plus vital que le sien. Le point de vue des autres est premier,
s'occupe donc des autres.
9. Le Portrait. Il veut que tout soit harmonieux et sans conflit.
Apaisant, gentil, attentionné, amical. Gai, modeste dans ses propos.  
Se dévoue sans compter, comme "un saint", mais ce n'est pas un saint.
Voit tous les points de vue. A du mal à défendre son point de vue et à dire non.
Ressent en lui les qualités des autres, très conciliateur.  
Connait les besoins des autres finalement mieux que les siens.  
Se sent vidé par toutes les demandes des autres.
Se sacrifie toujours, remplace ses besoins essentiels par des substituts accessoires.
Pas pressé, a tout son temps. Agit peu, paraît paresseux
10. Convictions, formules préférées :  Il y a du vrai en tout. Tout le monde a raison. Il faut les respecter.
La paix règne partout. Tout le monde est d'accord. Les besoins des autres sont plus importants que les miens.
On va bien trouver un moyen pour se mettre d'accord. Cela me suffit, je me contente de peu.
11. Le mécanisme de défense : l'anesthésie. Il ne nie rien, mais cela n'a pas d'importance. Il anesthésie
une partie de lui-même (narcotisation) et il fait le sacrifice. Finalement, cela n'a aucune importance.
12. Correction/Evolution. a) de l'excès. Il lui faut mettre un intervalle entre lui et les autres. Doit
s'occuper de lui, penser à lui, arréter de se sacrifier. Il faut qu'il trouve son point de vue et qu'il le défende. Il
doit avoir un avis, mettre ses projets à exécution et les mener à bien. Il doit accepter le conflit, les
confrontations, les oppositions, les positions inconciliables
 b) du déficit. Eviter de tout régenter.  
13. Visualisation.  
Voir la vie d'un Saint dévoué.  
 
Ch. 10 QUESTIONS ET PROLONGEMENTS
 
1. Les tests pour choisir.  Pour savoir à quel type majoritaire on appartient, il existe des quantités de
tests ou de questionnaires. Voici les meilleurs.

a) Choisissez parmi les convictions centrales et les phrases fréquentes :
Quelle est la phrase que vous prononcez le plus souvent ? Mais c'est bien plus évident à voir sur
quelqu'un de votre entourage que vous connaissez.
1. Je dois (être le meilleur)  
2. Je sers (et suis utile)  
3. Je réussis   
4. Je suis un esthète (et c'est raté)   
5. Je sais (et j'observe à l'écart)  
6. Je protège (Oui, mais )  
7. Je m'amuse
8. Je dirige (obéissez-moi)  
9. Je mets tout le monde d'accord et je dors.
 
b) Vous êtes invité à une soirée ou réception
1. Vous expliquez comment faire au mieux, tout en voyant tous les défauts du lieu et des gens
2. Vous aidez la maitresse de maison, ou un invité qui en a besoin
3. Vous allez vers les gens importants et vous liez à eux en échangeant votre carte de visite
4. Vous admirez ce qui est beau et déplorez toutes les fautes de goût du lieu et des gens
5. Vous observez de loin en songeant à ce que vous allez écrire
6. Vous vous méfiez des avances et des questions, prêt à partir
7. Vous mangez, buvez, bavardez, dansez, plaisantez et prenez du bon temps
8. Vous dirigez le déroulement des activités ou vous vous faites écouter
9. Vous allez de l'un à l'autre pour mettre du liant

2. Les flêches et les ailes. Dans le dessin de l'énnéagramme les pointes de la flêche indiquent ce que devient un type sous l'emprise du stress et le sens opposé la transformation qui peut se produire en situation de sécurité. Sous stress le Parfait devient un artiste, qui devient la Mère divineÞ  le Chef Þ  le Philosophe Þ l'Enfant magique Þ  le Parfait. Dans un autre triangle le Conciliateur Þ  le Héros Þ  le Magicien. Et en situation de détente, le Magicien devient le Héros qui se mue en Conciliateur.
Les ailes sont les types voisins de droite et de gauche. Ils sont apparentés et certains relèvent des trois à la fois. Dans le Parfait il y a forcément de la Mère divine et du Conciliateur. 

3. Les regroupements et combinaisons. Gurdjieff  regroupait les trois intellectuels (5, 6, 7) les trois affectifs (2, 3, 4) les trois désirs (1, 8, 9) et par là il ne faisait que reprendre la psychologie de Platon ( tête, coeur, ventre) 

4. Les associations. Il a été facile d'associer ces 9 types au 9 premières lettres de l'alphabeth (français, grec, hébreux, sanskrit ...) ou lames du Tarot, aux . Il aurait été plus astucieux de l'associer aux Ennéades de Plotin, mais pour cela il aurait fallu pouvoir le lire et le comprendre.

5. Les compléments et remises en cause.

La dimension "Guerrier" ou "Chef" semble se redoubler un peu, sans doute sous l'influence de Gurdjieff, apparenté à ce type: 3, 6 ou 8.
 
De la même manière, on pourrait diviser tous les autres types en trois, ou leur trouver deux autres types apparentés.
Ainsi tout artiste n’est pas un rêveur romantique. On pourrait différencier l’artiste classique
rayonnant (Michel-Ange, Léonard de Vinci), l’artiste religieux (Fra Angélico, les peintres d’icônes, de
mandalas et de tankas), l’artiste mondain à succès ... L’analyse transactionnelle distingue trois enfants :
l’enfant soumis (qui reproduit ses parents), l’enfant rebelle (qui s’y oppose) et l’enfant spontané (dit ici
magique). De même il y a très peu de "philosophes mystiques", ils sont rationalistes, humanistes,
naturalistes, pessimistes, etc. Ce sont maintenant des scientifiques qui jouent leur rôle et on peut distinguer
encore plus de types de savants.

De plus d’autres dimensions sont complètement absentes de l’ES.
Aussi n’est-il pas très difficile de proposer un autre énnéagramme.  
1. Restaurateur (Bonté, gavage compensateur)
2. Commerçant (Honnête, voleur)
3. Explorateur   (Révélateur, indiscret)
4. Comique       (Sincère, rusé)
5. Sacrifié         (Innocent, masochiste complice)
6. Saint             (Généreux, égoïste)
7. Guide            ( Eclairé, aveugle)
8. Riche            ( Magnificence, avare)
9. Champion     ( Compétitif, peureux)
Et encore un autre avec :   l’amoureux,  l’enseignant, le séducteur, le soignant, le bourreau de travail, la
vierge, le témoin, l’esclave, le prêtre ...

6. Les problèmes communs aux typologies et caractérologies. Sous prétexte de considérations
psychologiques, les constructeurs de caractérologies ne se sont posés que des problèmes philosophiques. Par
exemple, peut-on rendre compte des comportements réguliers par des traits de caractère ? Ces traits de
caractère peuvent-ils être groupés en ensembles cohérents et significatifs ? Enfin dans ces ensembles y a-t-il
quelques propriétés générales dont découlent tous les autres traits de caractère, qui les expliquent et puissent
en rendre compte ?
En fait le principal problème est statistique et il n’est jamais posé. Si on distingue trois types, comme le
système homéopathique avec les carboniques, les fluoriques et les phosphoriques, on met deux milliards
d’êtres humains qui se ressemblent dans la même catégorie. Or ils ont entre eux énorméméent de différences.
On peut alors subdiviser les trois en trois ce qui donne neuf comme dans le système de Le Senne : passionné,
flegmatique, etc.. Dans l’astrologie on a douze types, ce qui fait quand même 500 millions de Béliers,
Taureaux, etc. Si l’on tient compte de l’ascendant, des douze maisons, de la position des planètes à l’heure
de naissance, on arrive à une catégorie par personne. C’est d’ailleurs ce qui fait son succès, avec les
différentes possibilités d’interprétation. 
Mais quand on met plusieurs centaines de millions d’êtres humains
dans le même sac, on doit se douter qu’il reste quand même de grandes différences entre eux.   
Les systèmes caractérologiques ont en général un but prévisionnel. savoir à l’avance la décision que va
prendre le sujet dans une situation donnée et la manière dont il va se comporter.